Sénégal: Wally Seck, inculpé pour blanchiment d'argent, placé en liberté provisoire

La star sénégalaise Wally Seck a été inculpée pour blanchiment d'argent et association de malfaiteurs, suite à la vente d'un véhicule de luxe au fils de l'ancien président Macky Sall. Le chanteur a été placé en liberté provisoire, tandis que l'enquête judiciaire se poursuit.

L'affaire défraye la chronique au Sénégal, en raison de l'extraordinaire célébrité de ses protagonistes. À commencer par Wally Seck, star du mbalax ayant récemment détrôné Youssou N'Dour à la tête du classement Billboard. L'affaire concerne la vente par celui-ci d'une Rolls-Royce pour un montant de 210 millions de francs CFA à Amadou Sall, fils de l'ancien président sénégalais Macky Sall. Une transaction soldée par chèque, que Wally Seck et ses avocats décrivent comme parfaitement légale, mais qui s'inscrit dans un contexte judiciaire plus large.

En effet, Amadou Sall est sous le coup de plusieurs enquêtes concernant des flux financiers suspects dans des entreprises liées à sa famille, mais aussi pour des soupçons de procurations abusives, signature contrefaite, et utilisation de sociétés écrans. C'est dans le cadre de ses relations avec Amadou Sall et la vente de ce véhicule que Wally Seck a donc été auditionné hier par la Direction des investigations criminelles.

Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres

À l'issue de cette audition, le juge a décidé de placer Wally Seck en liberté provisoire, sans contrôle judiciaire. L'artiste peut ainsi poursuivre ses activités musicales et assurer ses concerts, a confirmé son avocat. Toutefois, il a dû verser une caution de 210 millions de francs CFA, correspondant à la somme de la transaction en question. Wally Seck, qui avait sollicité la justice pour, selon ses mots, « laver son honneur et rétablir la vérité », n'a pas souhaité s'exprimer publiquement après cette décision judiciaire. Dernier épisode en date d'une affaire qui mobilise l'attention générale et tient en haleine ses nombreux fans.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.