New York — Le Président de la République et de l'Union africaine, João Lourenço, a souligné mercredi, à New York, les investissements de l'Angola dans la production d'énergie, les transports et la logistique, faisant mention de sa contribution à l'industrialisation et à l'intégration régionale du pays.
Répondant aux questions lors du débat de haut niveau sur la promotion de la 4e Décennie du développement industriel de l'Afrique, le Chef de l'État a affirmé que l'Angola pourrait accroître sa capacité de production hydroélectrique si, à l'avenir, il construisait les barrages prévus dans les bassins des fleuves Cuanza et Queve, ce qui pourrait doubler, voire tripler, les 6,4 gigawatts actuels.
S'agissant des transports, l'homme d'État angolais a souligné que le pays dispose d'un vaste réseau routier goudronné reliant les capitales provinciales et municipales, ainsi que de ports, d'aéroports et de voies ferrées stratégiques.
Il a cité en exemple le corridor de Lobito, soutenu par le chemin de fer de Benguela, qui joue un rôle central dans l'intégration économique de la région.
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Dans le secteur aérien, il a rappelé l'inauguration de l'aéroport international Dr. António Agostinho Neto, le plus grand du pays, avec une capacité d'accueil de 15 millions de passagers et 130 000 tonnes de fret par an.
Il a ajouté que l'Angola achève actuellement la construction du port en eau profonde de Caio, à Cabinda, « qui deviendra le plus grand port commercial du pays, surpassant celui de Luanda».
Il a également annoncé l'inauguration de l'extension et de la modernisation du Port de Namibe pour octobre, reliant ainsi les ports de Lobito, Luanda et Caio, pour former quatre grandes infrastructures portuaires commerciales.
D'autre part, João Lourenço a reconnu que l'industrialisation de l'Afrique est une urgence incontournable et que l'augmentation de l'approvisionnement énergétique est une condition indispensable à ce processus.
« Le continent doit transformer ses matières premières, créer de la valeur, garantir l'emploi à sa jeunesse et prendre des mesures concrètes en faveur de l'industrialisation », a-t-il indiqué, avertissant que l'Afrique ne peut rester dépendante de l'agriculture de subsistance et de l'exportation de matières premières.
Le président a souligné l'importance du secteur énergétique, précisant qu'« il n'y a pas d'industrie sans énergie ».
Il a insisté sur le potentiel du continent pour devenir autosuffisant en matière de production, de transport et de distribution d'énergie.
Il a cité des exemples de centrales hydroélectriques existantes sur le continent, telles qu'Assouan (Égypte), Cahora Bassa (Mozambique), Laúca et Capanda (Angola), Caculo Cabaça (en construction en Angola) et le barrage de la Renaissance récemment inauguré (Éthiopie).
Il a notamment mis en avant le potentiel du barrage d'Inga en République démocratique du Congo, qu'il a qualifié de « géant endormi ».
« Seul ce barrage, une fois agrandi, a le potentiel d'alimenter en électricité une grande partie de notre continent », a-t-il signalé, plaidant pour que la communauté internationale examine ce projet avec un regard neuf.
Dans son discours, il a également souligné l'importance d'investir dans les énergies propres, affirmant que l'Afrique doit accroître son approvisionnement en électricité, de préférence à partir de sources renouvelables telles que l'hydroélectricité et le photovoltaïque.