La sécurité sociale joue un rôle majeur dans le système de santé en Tunisie en vue d'assurer un équilibre entre la contribution des différentes caisses et le coût des médicaments et autres traitements.
En effet, les patients et les pharmaciens se plaignent de la longueur des délais de remboursement et du faible plafond garanti, annuellement, par la Cnam, ce qui a entraîné des lamentations à la suite des défaillances du système d'assurance-maladie.
Dans ce cadre, les observateurs s'accordent à dire que lesdites défaillances pèsent lourd pour les assurés sociaux qui, au vu des charges financières, optent pour l'endettement tout en réclamant, entre autres, un échelonnement dans le paiement des échéances.
Cette situation où le consommateur est contraint de supporter environ 40% des dépenses de santé alors que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de ne pas dépasser la barre des 25%, l'Organisation tunisienne pour informer le consommateur (Otic) lance un SOS en faveur d'une véritable réforme afin de parvenir à l'équilibre escompté en la matière.
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La même organisation estime, à juste titre, que les retards enregistrés dans le remboursement des frais de soins par la sécurité, pouvant atteindre parfois les cinq mois, portent préjudice au droit constitutionnel et au principe d'égalité d'accès aux services de santé, surtout si l'on sait que l'écart entre le nombre de dossiers traités et ceux en attente, annuellement, est énorme, l'on se rend compte du préjudice causé à l'état de santé du malade.
Pourtant, le Chef de l'Etat, conscient de l'importance de ce point, accorde un intérêt particulier, dans le cadre de son projet, aux caisses sociales, à leur viabilité et à leur fiabilité et auxquelles il faut conférer davantage de résilience et de pérennité grâce à une plus grande diversification des sources de financement.
De surcroît, et au vu des nouvelles données sur l'évolution démographique de la population tunisienne, le Président de la République prône le recours à des stratégies novatrices en mesure de sauvegarder les capacités desdites caisses pour répondre efficacement aux demandes croissantes en couverture sociale et de retraite.
En définitive, l'Etat, jusqu'à la plus haute autorité, ne cesse d'exiger la mise en oeuvre de nouvelles formes de financement des trois caisses nationales afin de rassurer les citoyens quant à leur avenir dans des conditions sociales toujours meilleures, aussi bien lorsqu'ils sont en exercice qu'après leur départ à la retraite.