Tunisie: Les décès par cancer pourraient augmenter à 18,5 millions de cas par an

26 Septembre 2025

Une étude récente a révélé que le nombre de décès dus au cancer a connu une augmentation significative au cours des 25 dernières années, avertissant que ces décès pourraient atteindre 18,5 millions de cas par an d'ici 2050 si des mesures urgentes ne sont pas prises.

L'étude, publiée dans la revue « The Lancet » ce jeudi 25 septembre 2025, a appelé à un renforcement de la prévention et du traitement, en particulier dans les pays à revenu faible et intermédiaire.

Les estimations indiquent que le nombre de nouveaux cas en 2023 se situe entre 16,4 et 20,7 millions, et le nombre de décès entre 9,6 et 10,9 millions.

L'étude a montré que la majorité des patients vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, où les défis sont aggravés par le manque de ressources sanitaires.

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En 2023, le cancer du sein a été le plus fréquemment diagnostiqué, tandis que les cancers de la trachée, des bronches et du poumon ont été responsables des taux de mortalité les plus élevés.

Sans interventions suffisantes, l'étude prévoit une augmentation du nombre de nouveaux cas de 61 % d'ici 2050, atteignant 30,5 millions de cas, avec une hausse des décès de 75 % pour atteindre 18,5 millions.

Les estimations pour 2050 varient entre 22,9 et 38,9 millions de nouveaux cas, et 15,6 à 21,5 millions de décès.

Néanmoins, l'étude a souligné que 41,7 % des décès par cancer en 2023 sont liés à des facteurs de risque évitables, tels que le tabagisme, une alimentation malsaine, la consommation excessive d'alcool et l'hyperglycémie.

Les chercheurs ont insisté sur le fait que la prévention seule ne suffit pas, appelant à renforcer le dépistage précoce et les traitements efficaces, en plus d'augmenter le financement et de remédier aux inégalités dans les soins de santé. Ils ont souligné la nécessité d'intensifier les efforts pour réduire les facteurs de risque comportementaux et environnementaux.

Les auteurs de l'étude ont noté certaines limites, comme le manque de données fiables dans certains pays et le fait de ne pas avoir tenu compte des impacts de la pandémie de COVID-19 ou des récents conflits armés, ce qui pourrait affecter la précision des estimations.

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