Guinée Bissau: Élections au pays - Le parti d'opposition PAIGC dépose un recours après le rejet de sa candidature

La Guinée-Bissau se prépare aux élections législatives et présidentielle, fixées au 23 novembre. Jeudi 25 septembre, la Cour Suprême a rejeté, sans l'analyser, la candidature du parti d'opposition PAIGC. Ce dernier se présentait sous la forme d'une coalition, le PAI Terra Ranka, avec cinq autres partis, cette alliance étant le problème, aux yeux des juges, ainsi qu'un dépôt de candidature hors des délais légaux. Le gouvernement dit se tenir à l'écart, alors que le parti concerné a déposé un recours.

Selon les juges, le dossier de candidature n'a pas respecté les délais légaux concernant l'examen d'un processus de coalition électorale.

En réponse, les avocats du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) ont déposé un recours devant la justice. Au siège du PAIGC, à Bissau, dirigeants, avocats et partisans se sont réunis vendredi. Le leader du parti et candidat Domingos Simões Pereira a exposé les obstacles à la candidature et dénoncé une connivence entre les magistrats de la Cour Suprême et le pouvoir en place.

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« Les juges ne sont pas au-dessus des lois. Ils doivent tranquilliser le peuple, et non pas alimenter les tensions, s'est-il énervé. Leur devoir n'est pas de servir les ambitions et la volonté d'un seul homme... et encore moins d'un dictateur dont la période de légitimité a déjà expiré. »

La Cour Suprême dispose d'une semaine à compter de ce samedi pour publier la liste officielle des partis et candidats. Parmi eux, le président sortant Umaro Sissoco Embaló, qui n'a pas commenté les difficultés rencontrées par son principal adversaire Domingos Pereira.

C'est le premier-ministre Braima Camará qui a pris la parole, réagissant aux questions des journalistes : « Cette question ne nous regarde pas. Nous sommes le gouvernement, il ne nous appartient donc pas d'en discuter. Nous estimons que toute candidature est la bienvenue en Guinée-Bissau. Nous sommes un état de droit. Et ceux qui critiquent la décision de la Cour Suprême ne respectent pas la séparation des pouvoirs et encore moins les institutions. Qu'ils soient d'accord ou non, ils doivent respecter la loi. »

Le PAIGC, vainqueur du précédent scrutin législatif en 2023, pourrait se voir exclure des élections pour la première fois de son histoire.

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