Quand un pays décide de se prendre en charge, conformément à la volonté de son peuple et en application de la philosophie de son Président et du contrat de confiance et d'avenir qu'il a scellé avec ses concitoyens, il a l'obligation d'exploiter toutes les opportunités qui lui sont offertes, sur les plans national, régional et mondial, pour faire la promotion de son modèle de développement. Et aussi pour offrir son expertise, ses initiatives et son sens de la créativité et de l'imagination à la communauté internationale.
Plus particulièrement en cette période actuelle marquée par tant de tumultes et d'absence d'horizon d'avenir rassurant, notamment pour les pays en crise ou bataillant en vue de recouvrer leur droit absolu à la dignité et à la liberté.
La Tunisie du 25 juillet, qui a réussi avec brio à reprendre sa place d'avant-garde sur l'échiquier international et à faire écouter, de nouveau, sa voix, celle de la raison, de la paix et du dialogue, à la tribune des Nations unies, a, encore une fois, choisi de baliser la voie du succès à l'ONU, en crise de plus en plus aiguë, en exhortant à la révision du système financier international par la mise en place d'une nouvelle gouvernance financière qui rompe avec les privilèges hérités du passé et traite tous les pays membres sur un pied d'égalité.
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C'est-à-dire, clairement et simplement, faire en sorte qu'au sein de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, les Etats-Unis n'aient plus le droit de veto même s'ils continueront à assurer 30% du budget du Fonds. D'où l'appel pressant lancé par la Tunisie dans l'objectif d'opérer une réforme totale des mécanismes qui gèrent la marche des organisations onusiennes.
Dans le discours de la Tunisie, à l'occasion de la 80e session de l'ONU, on ne s'est pas contenté de dénombrer les insuffisances et de dénoncer les abus de certains pays qui n'ont aucun respect pour les principes du droit international, sur un ton le plus souvent sentimental et dont les effets s'évaporent aussitôt que l'orateur regagne son fauteuil dans la grande salle.
Sous la supervision du Président Kaïs Saïed et sur la base de son attachement à proposer les solutions les plus courageuses, les plus audacieuses et surtout les plus réalistes et les plus réalisables, le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a choisi de produire des initiatives qui peuvent être appliquées à condition que les pays qui prétendent être épris de liberté décident de se libérer des contraintes qui les étouffent depuis des siècles et prennent la responsabilité de crier un non strident à la face des forces de l'inertie, de la réaction et de l'injustice.