Tunisie: Le pays appelle à lever le blocus de Gaza et réaffirme son engagement à continuer de soutenir le peuple palestinien

Tunis — A l'ONU, la Tunisie a plaidé en faveur de la levée du blocus imposé à Gaza et à tous les territoires palestiniens occupés, appelant la communauté internationale à assumer ses responsabilités pour mettre fin à la famine et garantir l'acheminement de l'aide humanitaire.

Lecture a été donnée, samedi, à New York, à la Déclaration de la Tunisie par le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l'étranger, Mohamed Ali Nafti, devant l'Assemblée générale des Nations unies, dans le cadre du débat général du segment de haut niveau de la 80e session, placé sous le thème "Ensemble, c'est mieux : quatre-vingts ans et plus au service de la paix, du développement et des droits humains

A cette occasion, la Tunisie a exprimé sa profonde déception face à l'incapacité du Conseil de sécurité à mettre fin à la tragédie humanitaire, au génocide et à la famine infligés au peuple palestinien résilient, réaffirmant son engagement à poursuivre le soutien au peuple palestinien dans sa lutte pour recouvrer ses droits légitimes, inaliénables et imprescriptibles, indique un communiqué publié, dimanche, par le département des Affaires étrangères.

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Dans le même contexte, la Tunisie a condamné l'annonce faite par l'entité sioniste concernant sa volonté de réoccuper totalement la bande de Gaza et de pousser le peuple palestinien à renoncer à sa terre.

La Tunisie s'est toutefois félicitée de la vague d'actes de reconnaissance internationale de l'État de Palestine, désormais reconnu par 150 pays, rappelant que la Palestine est "un État au regard du droit international".

La Tunisie a, dans ce sens, réaffirmé son engagement à soutenir le peuple palestinien dans sa lutte à recouvrer ses droits inaliénables et imprescriptibles, en premier lieu son droit à l'autodertermination et à l'établissement d'un Etat indépendant et souverain.

Elle a, en outre, appelé le Conseil de sécurité à intervenir d'urgence pour mettre fin aux violations répétées ayant visé plusieurs pays de la région, dont la Syrie, le Liban, l'Iran et, plus récemment, le Qatar.

Par ailleurs, la Tunisie a exprimé son appui à l'initiative "Nations Unies 80" du Secrétaire général de l'ONU visant à introduire des réformes sur l'action onusienne en vue de réhabiliter la légitimité internationale et restaurer la confiance dans le multilatéralisme.

Elle a réitéré son attachement à la responsabilité commune face aux mutations rapides et aux défis mondiaux, comme en témoigne la décision de proclamer l'année 2025 "Année du renforcement du multilatéralisme et de la coopération avec le système de l'ONU".

La Tunisie a souligné la nécessité de reconstruire les relations internationales sur les bases de la solidarité, de la coopération constructive, de la justice et du respect mutuel, loin de toute ingérence dans les affaires intérieures et en respectant la souveraineté nationale.

Elle a, en outre, plaidé pour une réforme globale et profonde du système de financement international et de ses institutions, à travers la mise en place de mécanismes innovants.

La Tunisie a, par ailleurs, réaffirmé son attachement aux valeurs des droits de l'homme, aux libertés publiques et individuelles, ainsi qu'au respect de sa souveraineté et de l'indépendance de ses décisions et choix nationaux.

Elle a, aussi, mis en avant son soutien à la participation des jeunes et des femmes à l'élaboration des politiques et aux processus décisionnels, avec la grantie de l'égalité des chances et la lutte contre toutes les formes de violence et de discrimination.

Elle réaffirme également l'importance de poursuivre les efforts pour la restitution des avoirs et fonds spoliés et transférés illicitement à l'étranger, considérés comme un droit souverain imprescriptible, ajoute la même source.

Concernant les flux migratoires irréguliers, la Tunisie a exposé son approche fondée sur le respect des droits humains dans leur acception globale, le rejet de toute forme de discrimination raciale et de discours de haine, ainsi que son refus catégorique d'être un pays de transit ou de résidence pour les migrants irréguliers victimes des réseaux de traite des êtres humains.

A ce propos, elle a insisté sur la nécessité que la migration doit rester un choix et non une contrainte, en soulignant que la migration organisée permet de créer de la richesse, des emplois décents, de préserver la dignité humaine et servir de levier au développement et au rapprochement culturel entre les peuples.

La Tunisie a, d'autre part, réaffirmé sa position ferme et de principe en faveur des choix libres du peuple libyen souverain, en insistant sur le fait que la solution à la crise en Libye ne peut être libyenne.

Elle a également appelé à préserver la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale de la Syrie, et à mettre fin à toute atteinte à son unité.

De même, la Tunisie s'est prononcée en faveur d'efforts internationaux accrus afin de parvenir à une solution politique au Yémen, et invité les parties soudanaises à privilégier le dialogue et les voies pacifiques pour surmonter la crise.

La Tunisie a aussi insisté sur la nécessité d'aider l'Afrique à relever les divers défis, à sortir des crises et à progresser vers la stabilité, la sécurité, la paix et le développement, dans le cadre d'une approche participative plaçant la sécurité et la stabilité du continent au coeur de ses priorités.

En conclusion, la Tunisie a réaffirmé son attachement à la culture de la paix comme choix stratégique et principe constant de sa politique étrangère, ainsi que son engagement actif dans toutes les initiatives visant à instaurer la sécurité et la stabilité pour les peuples de la région et du monde.

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