Maroc: Ça sonne de partout - Y a-t-il quelque gouvernement au numéro demandé ?

28 Septembre 2025

Samedi 27 septembre 2025 aura une allure particulière, voire exceptionnelle.

Des centaines de jeunes s'étaient passé le mot, réseaux sociaux aidant, pour investir les rues de plusieurs villes marocaines, Casa et Rabat en tête, mettant en avant des revendications sociales qui, soit dit en passant, ne sont pas que l'apanage de la seule «Génération Z».

Derrière le mot d'ordre scandé à tue-tête « Le peuple vise la chute de la prévarication », la santé, l'emploi, l'enseignement et la justice étaient cités en « bonne place ». Le tout sous les yeux de forces de l'ordre présentes en masse tout aussi ostensiblement dans un souci manifeste de freiner quelques élans et ou de parer au plus urgent.

Les manifestants dont des ados imberbes faisaient preuve d'un grand enthousiasme rarement débordant. L'ambiance régnante, avec cette nuée de micros et caméras apparemment ravis de l'aubaine, y était pour beaucoup. La police scrutatrice au début est passée à l'acte fourguant quelques manifestants de manière plus ou moins musclée, dans des voitures de service qui attendraient patiemment d'être remplies.

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L'excès de zèle était malheureusement de la partie. Il y aurait en effet lieu de se demander quel risque ou danger pouvait représenter un jeune occupé à faire une déclaration à la presse pour être extirpé du champ de la caméra et de l'indiscrétion du micro pour être jeté dans un panier à salade.

Si les forces de l'ordre ont plus ou moins réussi leur mission, c'est plutôt la suite qui interpelle. Tous ces jeunes doivent retrouver leurs lycées ou leurs facs comme la chaleur familiale au plus vite. Et pour que la vie se poursuive sans trop d'embûches, la balle est désormais dans le camp de ce gouvernement qui fanfaronne au tour de ses « belles réalisations » alors que la réalité est tout autre : amère, éreintante, insoutenable.

Avant cette « Génération Z » et ces grandes villes, ce sont des citoyens bien plus âgés et dans les villages les plus éloignés et les douars les plus méconnus qui avaient manifesté leur dégoût et leur colère. Qu'on les écoute et que l'on agisse en conséquence pour couper l'herbe sous le pied de ceux qui sont à l'affût, guettant la moindre occasion pour nuire à notre pays.

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