Afrique: Les Premiers ministres burninabé et nigérien très offensifs contre l'ONU et la France à la tribune des Nations unies

Après le Malien Abdoulaye Maiga, vendredi dernier, deux autres dirigeants du Sahel se sont exprimés ce samedi 27 septembre à la tribune des Nations unies réunies en assemblée générale, à New York : le Premier ministre nigérien Lamine Zeine Ali Mahaman, et son homologue burkinabé, Jean-Emmanuel Ouédraogo. Tous deux ont dressé un bilan sombre des réalisations de l'ONU en 80 ans d'existence, et fustigé l'action de la France dans leurs pays.

Un « naufrage collectif ». Ce sont les mots de Jean-Emmanuel Ouédraogo pour qualifier le bilan de l'action des Nations unies, lors de sa prise de parole devant les Nations unies, ce 27 septembre, à New York. Le Premier ministre du Burkina Faso a même accusé le Conseil de sécurité d'être « un grand fauteur de trouble ». Il a visé en particulier un rapport publié cette année par l'ONU, un document qui met en cause à la fois les groupes jihadistes et l'armée burkinabè pour des violences contre des enfants.

« Nous nous étonnons des postures condescendantes de certaines agences onusiennes. Le rapport intitulé "les enfants et le conflit armé au Burkina Faso", émaillé de contre-vérités et dont l'intitulé-même relève d'une manipulation sémantique ». Un rapport qui a provoqué une crise diplomatique et qui a valu à la coordinatrice résidente des Nations unies d'être déclarée persona non grata au Burkina Faso.

De son côté, le Premier ministre nigérien, Lamine Zeine Ali Mahaman, a choisi de concentrer ses attaques sur la France. Il a dénoncé ce qu'il appelle « un passif colonial non encore soldé ». « Je parle des villes et des villages pillés et incendiés. Je parle des carnages de Junju et de Lougou. Je parle des villes martyres où la population a été entièrement exterminée. Je parle au nom des femmes violées et des fillettes pendues. Au nom de mon pays, le Niger, je demande solennellement à la France de faire devoir de mémoire et de reconnaître ses crimes ».

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Le dirigeant a aussi annoncé la création d'une commission d'experts chargée de revisiter cette période sombre de l'histoire du Niger. Une manière, dit-il, « de rétablir les faits ».

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