Au cours des dernières semaines en Guinée Bissau, plusieurs journalistes ont été agressés physiquement, convoqués arbitrairement par les forces de sécurité ou pris pour cible de campagnes de harcèlement en raison de leur travail. Des médias critiques font également face à des pressions croissantes, allant jusqu'à des tentatives de censure et d'ingérence dans leur ligne éditoriale.
« Les attaques répétées contre les journalistes en Guinée-Bissau sont inacceptables. Elles traduisent une volonté manifeste de faire taire les voix indépendantes et de restreindre la liberté d'expression », a déclaré Anthony Bellanger, le secrétaire général de la FIJ. « Dans la perspective de l'élection présidentielle du 23 novembre, nous appelons les autorités à garantir la sécurité des professionnels des médias, à mettre fin à l'impunité dont bénéficient les agresseurs et à respecter pleinement les obligations internationales en matière de droits humains.»
De son côté, le président de la Fédération des journalistes africains (FAJ), Omar Faruk Osman, a déclaré : « Les journalistes africains sont solidaires de leurs confrères et consoeurs de Guinée-Bissau. Les tentatives de museler la presse constituent une menace pour toute la région. Nous exigeons des autorités bissau-guinéennes qu'elles respectent les engagements démocratiques du pays et protègent les professionnels des médias contre toute forme de violence ou d'intimidation. »
La FIJ rappelle que la liberté de la presse est un pilier fondamental de la démocratie et que les journalistes doivent pouvoir exercer leur métier sans crainte de représailles. Elle rappelle également que le respect des principes de la Charte mondiale d'éthique des journalistes adoptée par la FIJ en 2019 constitue une garantie essentielle pour la profession et pour les citoyens.
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La FIJ se réserve le droit de saisir les instances internationales compétentes, notamment l'Organisation internationale du travail (OIT), afin que soient rappelés et garantis les droits fondamentaux des travailleurs et travailleuses des médias.
La FIJ appelle la communauté internationale et les organisations régionales à soutenir les journalistes bissau-guinéens dans leur lutte pour une presse libre et indépendante.