La Guinée organisera le 28 décembre prochain sa première élection présidentielle depuis le coup d'État militaire de septembre 2021, selon un décret lu à la télévision nationale.
Cette décision intervient au lendemain de la validation par la Cour suprême des résultats du référendum constitutionnel. Le nouveau texte, adopté avec 89 % de "oui" et un taux de participation officiel de 92 %, ouvre la voie à une éventuelle candidature du chef de la junte, le colonel Mamady Doumbouya. Ce dernier n'a toutefois pas encore déclaré ses intentions.
La nouvelle constitution remplace la charte de transition qui interdisait aux membres de la junte de se présenter aux élections. Elle introduit également des changements institutionnels notables, tels que l'allongement du mandat présidentiel de cinq à sept ans, renouvelable une seule fois, ainsi que la création d'un Sénat.
En 2022, le gouvernement de transition avait proposé, après négociations avec la CEDEAO, un délai de deux ans pour organiser des élections. Ce calendrier n'ayant pas été respecté, l'annonce du scrutin de décembre apparaît comme une tentative de répondre aux attentes de la communauté internationale.
La Guinée est particulièrement stratégique sur le plan économique : le pays détient les plus grandes réserves mondiales de bauxite et le gisement de fer de Simandou, considéré comme le plus riche encore inexploité au monde.
