La campagne électorale comptant pour l’élection présidentielle du 12 octobre prochain, s’est ouverte le samedi 27 septembre 2025 dans l’ensemble du territoire national.
Pour donner du ton à cette campagne, plusieurs meetings ont été organisés par les différents candidats en lice pour le fauteuil présidentiel. Dans la foulée, c’est le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir, qui s’est illustrée samedi dernier.
En effet, le parti au pouvoir a tenu son meeting d’ouverture à Yaoundé, mais en l’absence de son candidat et président sortant, Paul Biya. La causerie politique a été animée par Renée Emmanuel Sadi, le président régional de campagne du RDPC.
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L’orateur n’a pas manqué de lever l’équivoque sur certaines critiques autour de son candidat. « Chers camarades, l'âge n'est ni une tare, ni une malédiction. Tout au contraire, l'âge est une bénédiction », a-t-il affirmé.
Dans le même temps, René Emmanuel Sadi a aussi évoqué l’inexpérience des candidats de l’opposition dans la gestion de l’Etat. « Si on n'a jamais été chef de bureau ou chef de service, comment peut-on prétendre à être Chef d'État ? » a-t-il interrogé.
Pour Laurent Serge Etoundi, ministre et président de la commission départementale de campagne du RDPC, l’absence de Paul Biya au meeting d’ouverture n’est pas un problème.
Il a souligné que « L'essentiel était de lancer la campagne. Il n'y a pas une règle qui oblige les candidats à être obligatoirement à tous les coins où on fait leur campagne. Aujourd'hui, on faisait le lancement de campagne dans les dix régions, même si le Président l'avait voulu, il n'a pas le don d'ubiquité pour être partout à la fois ».
Outre la capitale camerounaise, le RDPC s’est aussi déployée le même jour dans la totalité des 360 communes que compte le pays avec le même message : un plébiscite pour son candidat le 12 octobre.
Au pouvoir depuis le 6 novembre 1982, Paul Biya (92 ans), entend briguer un huitième mandat présidentiel.