Afrique Centrale: Les violences dans le Nord-Kivu et Sud-Kivu touchent aussi le parc national de Kahuzi-Biega

En République démocratique du Congo (RDC), les affrontements entre l'AFC-M23 et les forces armées congolaises se poursuivent dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Les conséquences de cette insécurité dépassent les zones de combat et touchent aussi le patrimoine naturel. Illustration dans le Sud-Kivu : pas un seul visiteur, depuis huit mois, au parc national de Kahuzi-Biega.

Classé patrimoine mondial en péril, par l'Unesco, ce parc de 600 000 hectares paie le prix des violences. Il est coincé entre des zones tenues par le M23 et d'autres encore sous contrôle gouvernemental, une situation critique, y compris pour certaines espèces déjà en danger d'extinction.

Le parc national de Kahuzi-Biega, vaste aire protégée, à cheval sur trois provinces, était la principale attraction touristique du Sud-Kivu. On y trouve l'une des dernières populations de gorilles des plaines de l'Est. Il est le seul endroit au monde où l'on peut observer cette espèce dans son habitat naturel.

Une surveillance moins importante

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Mais depuis février 2025, il n'y a plus de touristes, selon le parc. Cette période correspond à la prise de Bukavu, capitale du Sud-Kivu, par l'AFC/M23. Depuis, les activités sont à l'arrêt et le parc confirme que la présence des groupes armés rend désormais quasi impossible le suivi des gorilles.

La situation est grave. En effet, selon l'Union internationale pour la conservation de la nature, l'espèce était déjà en danger critique d'extinction. Il y a trois mois, de son côté, le Comité intergouvernemental pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel tirait la sonnette d'alarme. En cause : la surveillance du parc en chute libre. Elle couvrait 61 % de la surface, en 2021, contre seulement 30 %, en 2024. En conséquence, le parc de Kahuzi-Biega reste sur la liste du patrimoine mondial en péril.

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