Sud-Soudan: Reprise du procès contre Riek Machar, vice-président suspendu de ses fonctions

Au Soudan du Sud, le procès de Riek Machar - vice-président suspendu de ses fonctions - et de sept autres membres de son parti, a repris, ce lundi 29 septembre, à Juba, capitale du pays. Ils sont accusés, par la justice sud-soudanaise, d'avoir orchestré des attaques à Nasir, dans le Haut-Nil, en mars, contre une base de l'armée.

Avec notre correspondante à Juba, Florence Miettaux

Lors de l'ouverture du procès, le lundi 22 septembre, la défense avait avancé plusieurs objections sur la légalité du procès et demandé son annulation. Mais ce lundi 29 septembre, les juges ont rejeté ces objections et le procès va donc continuer.

La société civile demande que les mécanismes de justice transitionnelle, prévus par l'accord de paix, n'en soient pas pour autant éclipsés.

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C'est devant la salle comble du Freedom Hall que le juge James Alala Deng a rejeté, une à une, les objections de la défense de Riek Machar. Non, Riek Machar ne bénéficie pas d'une immunité présidentielle ; non, le tribunal spécial formé pour juger les incidents de Nasir n'est pas incompétent et ne viole pas l'accord de paix de 2018.

L'accusation a ensuite lu un résumé des faits reprochés à Riek Machar et à ses coaccusés. La défense a, quant à elle, mis en garde contre toute intention « politique » de l'accusation.

Dans un communiqué, le Forum de la société civile sud-soudanaise qui regroupe plus de 200 organisations, demande la tenue d'un procès équitable et réclame la création de la Cour hybride - prévue par l'accord de paix de 2018 - censée juger les crimes commis depuis le début de la guerre civile, en 2013. « Ce procès ne doit pas être considéré comme un substitut aux processus de justice plus larges envisagés dans le cadre de l'accord de paix, et ce, afin que toutes les victimes du conflit obtiennent justice », écrit l'organisation.

Le procès doit reprendre, mercredi 1er octobre, avec l'audition des premiers témoins présentés par l'accusation.

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