Madagascar: Revendication syndicale - Le TRIADE exige la démission du Pr Zely Randriamanantany

A l'instar des autres secteurs sociaux du pays, le secteur de la santé publique voit son climat social s'envenimer. Le syndicat TRIADE, regroupant médecins, infirmiers et agents administratifs, a lancé un ultimatum de 48 heures au ministre de la Santé publique, le professeur Zely Randriamanantany, pour qu'il présente sa démission.

Dans un communiqué, le syndicat accuse le ministre d'avoir « contribué à la dégradation du système de santé publique malgache. » Le syndicat dénonce également « les pressions et intimidations exercées contre les personnels de santé. » A en croire la déclaration, plusieurs d'entre eux auraient été emprisonnés, privés de salaire ou mutés de façon jugée arbitraire.

Réplique

Dans l'après-midi d'hier, des représentants des agents de la santé publique regroupant eux aussi des médecins, des infirmiers et agents administratifs ont également effectué une déclaration. Cette fois-ci pour affirmer que l'exercice de leur profession est « une mission noble et sacrée. » Pour ceux-ci, « le Syndicat des travailleurs de la santé défend exclusivement l'intérêt collectif de ses membres et ne saurait en aucun cas servir de refuge à ceux qui commettent des manquements. »

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À ce titre, ces agents ont affirmé hier vouloir « rester fidèles au serment et à l'engagement pris qui consiste à accueillir et soigner, sans distinction, toute personne malade ou ayant besoin de soins, à tout moment et en toutes circonstances. »

Faisant de l'accomplissement de leurs devoirs et responsabilités une priorité, ceux qui ont effectué l'annonce hier affirment vouloir continuer à exercer leurs fonctions avec la même assiduité, qu'il y ait mouvements et actions syndicales ou non.

Chaud

Le TRIADE exige par ailleurs une réponse immédiate aux revendications écrites déjà transmises au ministère, notamment sur l'amélioration des conditions de travail et de vie des soignants. À défaut, une grève générale pourrait être déclenchée dans les hôpitaux du pays. Le syndicat condamne en outre les violences à l'encontre des manifestants, rappelant que les agents de santé ne font que revendiquer leurs droits fondamentaux.

Il appelle à ce que « les Malgaches puissent s'exprimer librement sans crainte de représailles. » Cette mobilisation pourrait marquer un tournant dans le secteur de la santé, déjà fragilisé par des années de difficultés structurelles. Mais également aux diverses revendications sociales menées un peu partout dans le pays suite au mouvement mené par les jeunes.

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