Selon un communiqué de l'ONU Commerce et Développement, les pays africains risquent une perte majeure d'accès préférentiel au marché américain si la loi AGOA n'est pas renouvelée avant son expiration, prévue ce 30 septembre 2025.
L'African Growth and Opportunity Act (AGOA), en place depuis 2000, permet à 32 pays africains d'exporter plus de 1 800 produits vers les États-Unis sans droits de douane. Pour des économies comme le Lesotho, Madagascar ou le Kenya, l'AGOA est un levier crucial, notamment pour les secteurs du textile et de l'habillement.
En 2023, les exportations africaines vers les États-Unis dans le cadre de l'AGOA ont atteint près de 10 milliards de dollars. Mais sans renouvellement, les pays concernés seraient soumis aux tarifs standards de l'OMC, beaucoup plus élevés. Par exemple, le Kenya verrait ses droits de douane tripler, de 10 % à 28 %, et Madagascar les siens doubler à 23 %.
L'ONU alerte sur cette hausse tarifaire brutale qui mettrait en péril la compétitivité de nombreux exportateurs africains et pourrait affaiblir des économies déjà fragiles, à un moment où la concurrence mondiale s'intensifie. La Zone de libre-échange continentale africaine est présentée comme une alternative de long terme, mais elle ne compensera pas à court terme la perte de l'AGOA.