L'élection présidentielle du 12 octobre au Cameroun s'annonce sous de sombres auspices. Me Akere Muna, avocat de renom et ancien candidat, a lancé une mise en garde sévère, estimant que le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) au pouvoir ne peut l'emporter sans tricherie électorale.
Selon lui, les manoeuvres frauduleuses auraient même déjà commencé, menaçant la crédibilité du scrutin avant même son commencement .
Cet avertissement n'est pas anodin. Akere Muna, figure emblématique de la lutte contre la corruption, incarne une opposition déterminée. Récemment, il a opéré un retrait stratégique de la course présidentielle pour se rallier à Bello Bouba Maigari, un autre challenger de poids, dans une tentative de consolidation des forces opposées au président Paul Biya . Cette décision souligne l'urgence de la situation et la nécessité d'une union sacrée face au parti au pouvoir.
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Le contexte justifie ces craintes. La gestion des élections passées a souvent été émaillée de contestations. Le Conseil constitutionnel, régulièrement accusé de partialité, a tantôt ordonné des reprises de vote dans certaines circonscriptions, tantôt rejeté en bloc tous les recours pour fraude, comme en 2018, pavant la voie à la prolongation du règne de Biya .
Aujourd'hui, Muna promet de se tenir aux côtés du peuple camerounais pour manifester si les résultats proclamés ne reflètent pas la volonté exprimée dans les urnes. Il en appelle aux citoyens pour qu'ils surmontent la peur et défendent sans relâche leurs droits légitimes, posant les bases d'une mobilisation civique post-électorale inédite .