Encore un motif de satisfaction : selon une enquête menée par la Direction générale des impôts, publiée en septembre 2025, 93% des PME tunisiennes et 82% des grandes sociétés sont plutôt satisfaites des services fiscaux offerts.
Un nouveau signal qui confirme l'efficacité du modèle de développement économique mis en place, et qui a fait de la transparence de notre politique financière et la garantie d'un meilleur rapport entre discipline budgétaire et justice sociale des fondamentaux irréversibles.
Cela témoigne aussi de l'importance du rapprochement positif entre l'administration et le marché économique, un facteur déterminant pour améliorer davantage le niveau d'attractivité de notre environnement des affaires, stimuler les investissements et servir, surtout, la productivité, toujours un enjeu prioritaire.
Un tel rapprochement permettrait, par conséquent, de soutenir le niveau de sécurité, de faciliter l'optimisation fiscale, de réduire les risques d'erreurs, de mieux maîtriser les coûts administratifs, d'élargir la visibilité managériale et d'aider ainsi à l'épanouissement et donc à la croissance de l'entreprise. Le tout avec un traitement beaucoup plus rapide.
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De toute évidence, cette appréciation est d'autant plus significative qu'elle inciterait le système fiscal à aller encore plus loin en termes de consolidation des services, de diversification et de modernisation.
Des exigences qui placeraient la digitalisation au coeur des priorités, car plus pratique, moins contraignante et totalement sécurisante.
De fait, la digitalisation a ce mérite d'imposer une certaine discipline, de forcer le respect des obligations fiscales, de simplifier et d'accélérer les transactions, et de créer, notamment, de nouveaux espaces budgétaires, utiles au financement des politiques économiques et sociales nationales.
En effet, le paiement dématérialisé, grâce à un meilleur niveau de traçabilité, permettrait à l'Etat de réduire ses pertes, dissuader les fraudeurs, d'optimiser le contrôle, d'élargir ses recettes et mieux répondre ainsi aux exigences du développement.
Et c'est surtout du côté du marché informel que l'impact sera significatif. Car ce secteur laissé pour compte échappe toujours au champ fiscal, prive le budget de l'Etat de ressources colossales, limite ses capacités à financer les investissements et sanctionne, du coup, l'économie nationale.
Pour mesurer l'impact de l'informalité sur l'économie nationale, il suffit de rappeler que plus de 50% des travailleurs opèrent dans le secteur parallèle, alors que le manque à gagner annuel s'élève à environ 6 milliards de dinars.
Des statistiques à prendre avec réserve, car certaines sources retiennent des chiffres beaucoup plus importants.
Partant, l'on estime que face à la délicatesse de cette question, seule une digitalisation bien conçue est en mesure d'apporter des réponses positives concrètes à l'informalité. Certains observateurs estiment d'ailleurs que grâce à une bonne inclusion fiscale, le volume des travailleurs pourrait être ramené, en l'espace de quelques années seulement, à 20 et même 15% et le manque à gagner serait situé à des seuils raisonnables.