La campagne présidentielle 2025 au Cameroun connaît un rebondissement aussi spectaculaire que controversé. Le candidat Bello Bouba Maigari, président de l'UNDP, s'est vu interdire l'accès à la ville d'Ebolowa où il devait tenir un meeting électoral crucial. Cet empêchement, survenu alors que sa caravane tentait de pénétrer dans la localité, constitue un incident grave qui jette une ombre sur le processus démocratique en cours.
La situation est d'autant plus sensible qu'Ebolowa est la capitale de la région du Sud, considérée comme le fief politique du président Paul Biya et un bastion de son parti, le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC). Empêcher un candidat d'opposition de battre campagne dans la région du candidat au pouvoir interroge sur les règles non écrites du jeu démocratique.
Cet événement intervient alors que le RDPC mène justement une campagne d'envergure, visant à la fois la reconquête de la diaspora et un ancrage dans les 360 communes du pays. Si l'opposition se voit fermer les portes d'un fief du pouvoir, une question se pose : qu'adviendrait-il si d'autres régions, à leur tour, fermaient leurs portes au RDPC ? Cette hypothèse, bien que spéculative, met en lumière l'asymétrie des conditions de campagne et la fragilité du processus électoral.
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L' UNDP et ses alliés dénoncent une manoeuvre destinée à affaiblir leur dynamique dans cette région stratégique. L'organisation de la campagne se trouve ainsi perturbée par ce qui est perçu par de nombreux observateurs comme une tentative de marginalisation d'une opposition crédible, créant un précédent inquiétant pour la suite du scrutin.