Ce mercredi 1er octobre, le monde célèbre la Journée internationale des personnes âgées, placée cette année sous le thème «Solidarité et inclusion». Une occasion de mettre en lumière les défis du grand âge, souvent éclipsés par les discours officiels. Car derrière les belles paroles, certaines réalités restent difficiles à vivre.
C'est le cas d'Ajay (nom d'emprunt), un homme de 90 ans, ancien enseignant. Marié pendant de longues années à Sheila, avec qui il n'a pas eu d'enfants, il vit aujourd'hui seul dans un foyer pour personnes âgées. Le couple avait choisi cette option, faute de personnel adéquat pour les assister à domicile. Après avoir d'abord séjourné dans un établissement des hautes Plaines-Wilhems, ils ont déménagé vers une maison de retraite dans le Nord, où la chambre double leur coûtait Rs 40 000 par mois.
En juin, Sheila est décédée. Ne supportant pas le poids des souvenirs, Ajay a décidé de s'installer dans un autre foyer de la région. Sa facture mensuelle est aujourd'hui de Rs 35 000. À cette dépense s'ajoutent ses frais de médicaments, car certains produits ne sont pas disponibles dans les hôpitaux publics. À cela il faut aussi inclure une autre charge : l'impôt. Selon la Mauritius Revenue Authority, son revenu annuel avoisine Rs 610 000 et il doit s'acquitter d'environ Rs 13 000 d'impôt. Une somme que les autorités jugent conforme à la loi, mais qui soulève des interrogations.
Pour ses proches, cette situation illustre un problème plus large. Faut-il continuer à imposer les personnes très âgées qui vivent dans des conditions coûteuses et fragiles? Ne faudrait-il pas envisager des exemptions spécifiques pour celles et ceux qui résident dans des maisons de retraite et qui, malgré leur âge avancé, doivent encore s'acquitter de la taxe ?
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Ajay, lui, souhaite que sa voix soit entendue. «Déjà que je paie chaque mois une forte somme pour le foyer, sans compter mes médicaments. Est-ce que les autorités ne pourraient pas revoir cette question ?», demande-t-il. En cette Journée internationale des personnes âgées, son appel résonne comme un rappel : la solidarité et l'inclusion ne passent pas seulement par des slogans, mais aussi par des décisions concrètes.