Le Conseil National des Droits de l'Homme (CNDH) veut inscrire la Côte d'Ivoire sur la voie d'élections transparentes et sans violences. Au terme d'un mois de consultations inclusives, l'institution a réuni, le mardi 30 septembre, l'ensemble des acteurs concernés autour d'une table ronde organisée à son siège. Objectif : valider les propositions issues des rencontres avec les guides religieux et chefs traditionnels, les responsables politiques, les organisations de jeunesse et de femmes.
Du 5 au 25 septembre, ces concertations ont permis de recueillir les préoccupations et les recommandations des différentes couches sociales. Elles serviront désormais de socle pour l'élaboration d'une feuille de route consensuelle en faveur d'élections apaisées.
« Le CNDH s'engage à accompagner la mise en oeuvre de toutes ces recommandations recueillies auprès de vous, en partenariat avec les institutions étatiques et les partenaires techniques et financiers », a déclaré la vice-présidente du CNDH, Dr Marie Paule-Kodjo, représentant Mme Namizata Sangaré, présidente de l'institution. Elle a rappelé que cette initiative s'inscrit dans le cadre du projet Appui au processus électoral pour des élections apaisées en Côte d'Ivoire, financé et soutenu par l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).
Des recommandations pour la paix électorale
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Les propositions validées couvrent plusieurs domaines jugés essentiels à la sérénité du scrutin. Elles préconisent notamment, la sensibilisation des cyber-activistes à un usage responsable des réseaux sociaux, afin de limiter les discours de haine ; l'éducation des militants des partis politiques à la non-violence et à la tolérance ; la garantie du droit d'accès des citoyens à une information fiable et transparente durant tout le processus ; des actions de communication pour rassurer les populations et renforcer leur confiance dans le déroulement du scrutin.
Les échanges lors de la table ronde ont permis aux participants de mieux s'approprier ces propositions et d'identifier les mécanismes concrets pour leur mise en oeuvre.
En privilégiant l'écoute, la concertation et la validation collective, le CNDH entend envoyer un signal fort en faveur de la paix et de la démocratie en Côte d'Ivoire. À un an d'une échéance électorale cruciale, cette démarche vise à prévenir les tensions et à favoriser un climat serein, condition indispensable à la consolidation de l'État de droit.