Lors d'un meeting de campagne à Bafoussam, la ministre du Logement et du Développement Urbain Célestine Ketcha Courtès a livré un plaidoyer fervent en faveur du président Paul Biya, le dépeignant comme un leader « pur comme la neige ».
Dans un discours énergique, elle a insisté sur le fait que son bulletin de vote restait le seul véritable « gagnant » pour l'avenir du Cameroun, mettant en avant les réalisations en matière de développement, notamment l'amélioration des routes dans la région de l'Ouest. Cet argumentaire s'inscrit dans la campagne présidentielle du 12 octobre, où le candidat RDPC brigue un nouveau mandat.
La ministre a toutefois tenu des propos bien plus sévères à l'encontre des chefs traditionnels, pointant du doigt ce qu'elle considère comme une volte-face inacceptable. Elle les a accusés d'avoir « mangé pendant 40 ans avec leur champion Biya » pour maintenant se tourner vers l'opposition afin d'en obtenir des bénédictions. Son avertissement, sans équivoque, a résonné comme une mise en garde sur les risques d'un tel revirement :
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« Si vous mangez pendant quarante ans dans une assiette et que vous cassez cette assiette, vous mourrez de faim ». Cette déclaration vise à consolider la base traditionnelle de l'électorat du parti au pouvoir et illustre les fortes tensions qui traversent la campagne électorale à l'approche du scrutin. Le parti au pouvoir semble ainsi user de toute son influence pour rallier les soutiens et dissuader les ralliements à ses adversaires, dans un contexte où la succession de Paul Biya est plus que jamais contestée.