Madagascar: SSM - Pour la transparence sur la gestion de la Jirama

Les membres du Syndicat de Solidarité de Madagascar (SSM) réitèrent leur appel à des réformes profondes face à la crise persistante de l'électricité et de l'eau. Selon son secrétaire général adjoint, Fama Razafimahazo.

« La population est excédée par les délestages et l'absence d'eau potable. » Cette situation justifie, selon lui, l'un des points essentiels de leur communiqué, exigeant une transparence totale dans la gestion de la Jirama ainsi que la reddition de comptes de tous les responsables de la dégradation de cette société d'État. « Les employés de la Jirama ne doivent plus être les boucs émissaires », insiste-t-il.

Enquête parlementaire

Le SSM réclame en outre l'ouverture immédiate d'une enquête parlementaire sur les 2 500 milliards d'ariary engagés, dont les retombées restent invisibles aussi bien pour la population que pour l'entreprise publique.

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Concernant les travailleurs qui ont perdu leur emploi à la suite des exactions commises par des « gros bras », le syndicat interpelle l'État afin que ces victimes soient indemnisées à travers le Fonds souverain ou par le biais de subventions prévues dans le cadre du budget national. « Si l'État se considère encore comme tel, il doit assumer ses responsabilités », a martelé Fama Razafimahazo.

Palliatifs temporaires

Le SSM affirme poursuivre son combat contre toute forme de chaos. Le syndicat accepte l'idée d'une meilleure organisation mais refuse d'endosser seul le rôle de leader du mouvement. « Tout ce qui n'a pas abouti dans les luttes précédentes doit être corrigé. Le moment est venu d'apporter des solutions durables et adaptées, et non des palliatifs temporaires», souligne-t-il. Pour le syndicat, le limogeage du ministre de l'Énergie ne serait qu'un début : « Cette décision doit ouvrir la voie à l'éviction de tous ceux qui entretiennent le désordre. C'est seulement à ce prix que nous pourrons être satisfaits des choix du gouvernement », conclut le SSM.

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