La croissance urbaine intensive de bon nombre de localités de la région de Matam, s'est accompagnée d'une expansion économique de certaines villes avec une augmentation de façon exponentielle de la population et des activités commerciales. En face des avancées notées sur l'activité économique, l'amer constat est que les activités commerciales se font sur les deux côtés de la route principale, bloquant la circulation ou occupant l'espace dédié aux piétons.
La ville de Bokidiawé (département de Matam) a connu une attractivité fulgurante de ses activités commerciales à cause de son statut de zone tampon entre les localités du Diéri (haute terre) et celles du Dandé Mayo (rive du fleuve). En l'absence d'espace aménagé dédié au commerce, au niveau de la localité, ce sont les deux voies qui bordent la route principale qui sont pris d'assaut par les commerçants. Au fur du temps, c'est un marché qui s'est construit sur la route. Des deux côtés de la voie, les petits commerces rivalisent d'ardeur avec les grands magasins, ainsi que les ateliers de mécaniciens, les échoppes des artisans et plusieurs boutiques de produits alimentaires et cosmétiques.
Au niveau de l'espace qui sert aussi de gare-routière, il n'y a aucune démarcation entre la chaussée et le trottoir, avec la présence démesurée de tabliers et de vendeurs au mini détail qui se faufilent à travers les minibus de transport en commun et les gigantesques camions de marchandises.
Le même scénario qui prévaut dans la ville d'Agnam Civol, suscite l'attention dans la commune de Sinthiou Bamambé (département de Kanel), à cause de l'engorgement excessif de l'artère principale de la ville. Les mêmes maux, sans remèdes, de l'occupation anarchique de l'espace public ne s'arrêtent pas là. Avec l'avènement de l'exploitation de la mine de phosphate, la ville de Hamady Hounaré (département de Kanel), est devenue relativement une petite cité industrielle, ce qui a favorisé la présence de plusieurs activités commerciales et de services.
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Dans la localité, les commerces se sont établis sur les deux voies de la route, avec une floraison de boutiques, de gargotes et d'ateliers. Sur les lieux se sont développées plusieurs activités commerciales de manière spontanée, caractérisées par l'occupation du trottoir en l'absence d'une prise en compte adéquate de l'espace dédié aux piétons.
Carrefour économique et ville commerçante, la commune d'Ourossogui ne cesse de lutter contre les installations anarchiques qui ont une emprise sur la voie publique. Malgré plusieurs opérations de déguerpissement menées par le maire, le phénomène est toujours d'actualité. Surtout durant les périodes des grandes fêtes religieuses et l'ouverture des classes où les vendeurs prennent d'assaut l'artère principale de la ville qui va du carrefour au marché central.