Le Groupe de la Banque africaine de développement et Mota-Engil Africa, une entreprise de construction et d'infrastructure, ont signé, à Abidjan, un accord portant sur une garantie partielle de crédit non souverain d'un montant de 120 millions d'euros.
Pedro Oliveira Sa, directeur exécutif et financier de Mota-Engil Africa, a signé l'accord au nom de son entreprise au siège du Groupe de la Banque, représenté pour l'occasion par Solomon Quaynor, le vice-président de l'institution chargé du Secteur privé, de l'Infrastructure et de l'Industrialisation. Des responsables de Cygnum Capital et de la Deutsche Bank ont assisté à la cérémonie de signature en personne et par liaison vidéo.
Cet accord marque le premier soutien direct du Groupe de la Banque africaine de développement à une société d'ingénierie, d'approvisionnement et de construction en Afrique. La garantie, qui soutiendra un prêt lié au développement durable de 170 millions d'euros accordé par la Deutsche Bank AG, permettra à Mota-Engil Africa de renforcer son profil financier, d'allonger la maturité de sa dette et de mettre en oeuvre une réserve de projets. Ces projets comprendront des infrastructures de transport, des services environnementaux, des systèmes d'eau et d'assainissement, ainsi que des travaux de génie civil à haute efficacité énergétique dans plus d'une douzaine de pays africains.
Cygnum Capital est intervenu en tant que conseiller financier du groupe Mota-Engil. Ashurst, Baker Mckenzie et Vieira de Almeida ont agi en qualité de conseillers juridiques de la Banque africaine de développement, de la Deutsche Bank et du groupe Mota-Engil.
« Cette signature représente une avancée significative dans nos efforts visant à utiliser les garanties pour mobiliser et débloquer des financements commerciaux abordables et appropriés pour le développement de l'Afrique, conformément à la vision du président Ould Tah exprimée dans les quatre points cardinaux du Groupe de la Banque africaine de développement » a déclaré Solomon Quaynor. Avant de préciser : « En partenariat avec la Deutsche Bank, nous finançons Mota-Engil Africa pour la réalisation d'infrastructures durables qui stimuleront une croissance inclusive, la création d'emplois et la résilience. »
Pour Manuel Mota, président de Mota-Engil Africa, « cet accord historique avec la Banque africaine de développement et la Deutsche Bank marque un tournant décisif pour Mota-Engil Africa, consolidant notre leadership dans la transformation de l'Afrique et démontrant notre capacité à déployer des modèles financiers et opérationnels audacieux et innovants qui permettent de débloquer des infrastructures durables à grande échelle ».
« Cette garantie partielle de crédit va au-delà de la résilience financière ; elle témoigne de la confiance de la Banque africaine de développement dans notre vision et de son engagement à accélérer des projets innovants qui redéfinissent la connectivité, stimulent une croissance inclusive et établissent de nouvelles références mondiales en matière de durabilité », a ajouté M. Mota.
« Nous sommes extrêmement honorés et fiers de soutenir Mota-Engil Africa et le groupe Mota-Engil dans le cadre de cette transaction historique, aux côtés de la Banque africaine de développement », a souligné Maryam Khosrowshahi, directrice générale, présidente de Global SSA et responsable de l'Afrique subsaharienne à la Deutsche Bank. « La Deutsche Bank est déterminée à soutenir les financements qui contribuent à la croissance à long terme de la région, et nous sommes heureux de voir cette transaction permettre le développement d'infrastructures essentielles à travers le continent. Nous saluons tout particulièrement l'accent mis sur des indicateurs clés de performance en matière de durabilité clairement définis pour ce financement, que nous considérons comme un élément central pour obtenir des résultats mesurables et soutenir des progrès durables. »
Les projets entrepris s'aligneront sur le cadre de financement lié au développement durable de l'entreprise, lequel vise à améliorer les performances en matière de santé et de sécurité, à accroître la représentation des femmes au sein des organes de direction et à renforcer la création d'emplois et le développement des compétences au niveau local.
L'opération est alignée sur les priorités « High 5 » du Groupe de la Banque, en particulier « Industrialiser l'Afrique » et « Améliorer la qualité de vie des populations en Afrique ». Elle contribue à la réalisation des objectifs d'accélération de la croissance verte inclusive et de promotion d'économies prospères et résilientes de la Stratégie décennale du Groupe de la Banque.