De plus en plus, l'on constate des disparitions ou des enlèvements d'enfants dans la ville de Ouagadougou et d'autres localités du Burkina Faso. « Le fou » ne dispose pas de statistiques en la matière.
Mais en écoutant les uns et les autres, le nombre d'enfants qui disparaissent se compte par dizaines. En attendant que les services de l'Etat nous fournissent des chiffres précis, il y a vraiment de quoi s'inquiéter. En tout cas, beaucoup de parents sont sur le qui-vive, surtout avec la nouvelle année scolaire qui vient de démarrer. Pour X ou Y raison, un enfant, tout comme un adulte d'ailleurs, peut se perdre, mais il finit par être retrouvé. Mais le triste constat, aujourd'hui, c'est qu'il y a des individus qui font de la disparition ou de l'enlèvement des enfants, leur activité ou leur business.
Qu'est-ce que ces individus ont dans leur coeur en menant de tels actes aussi criminels ? En fait, ceux qui enlèvent ou font disparaître les gosses, n'ont que des motivations maléfiques : soit c'est pour des crimes rituels, soit c'est pour l'argent, soit c'est pour la notoriété. Et cela, surtout dans une société où pour le pognon et le prestige, certains ne se fixent aucune limite. Pour eux, la fin justifie les moyens.
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A mon avis, pour mettre fin à un tel phénomène, il faut l'engagement de tous : les parents, les services de sécurité de l'Etat, les citoyens. Seuls une implication et un engagement de tous, permettront de faire échec aux actes d'enlèvement de la part des réseaux criminels. Le « Fou » parle ainsi parce que, des fois, certains parents surtout font preuve d'irresponsabilité dans l'éducation de leurs enfants.
Les parents et les services de sécurité de l'Etat doivent prendre des mesures drastiques pour la sécurité des enfants
Sinon, comment comprendre qu'un parent envoie sa fillette, non accompagnée, pour acheter des articles à la boutique du quartier la nuit ? Peut-on expliquer le comportement d'une mère qui ne cherche pas à localiser son enfant qui est sorti du domicile familial pendant plusieurs heures ? Pourquoi un père ne se donne-t-il pas le devoir d'accompagner son petit enfant à l'école primaire d'à côté ?
Et tous ces enfants en bas âge qui errent dans les maquis et buvettes pour vendre des articles ? Bref, de part nos comportements, nos attitudes et notre irresponsabilité parentale ou sociétale, nous facilitons la sale besogne aux bandes criminelles qui s'en prennent à nos enfants, ces enfants dont le Ciel nous a confié la garde et qui ont besoin de nous, pour leurs sécurité et soins, pour grandir. Autrement dit, chacun doit se remettre en cause en interrogeant son comportement.
Par-dessus tout, les parents et les services de sécurité de l'Etat doivent prendre des mesures drastiques pour la sécurité des enfants dans une société où le mal semble triompher du bien. En tout état de cause, l'Etat doit remettre au goût du jour, la campagne de sensibilisation sur les risques d'enlèvement d'enfants dans nos cités.