Afrique de l'Ouest: Franc CFA - Les Etats du Sahel officialisent leur 'retrait immédiat...'

BILLET DE FCFA

Dans un communiqué conjoint aux accents forts de souveraineté et d'émancipation, les gouvernements du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont annoncé, ce jour, leur retrait immédiat et irréversible du Franc CFA, monnaie héritée de la période coloniale française. Cette décision marque un tournant majeur dans l'histoire monétaire et politique de l'Afrique de l'Ouest

Réunis au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), les trois pays affirment mettre fin à ce qu'ils qualifient de "système monétaire impérialiste", estimant que le Franc CFA a été, depuis les indépendances, "un instrument de domination et de pillage économique".

« Cette monnaie coloniale a été conçue et imposée pour maintenir nos nations sous tutelle, confisquer notre souveraineté et étouffer tout effort d'émancipation », dénoncent les dirigeants dans le communiqué.

Dans la foulée de cette rupture, les États de l'AES annoncent le lancement imminent d'une monnaie commune, présentée comme "un véritable instrument de libération économique" et de reconstruction collective. Si aucun nom ni calendrier précis n'ont encore été dévoilés, les autorités des trois pays affirment que cette initiative s'inscrit dans la continuité de leur démarche de reconquête de la souveraineté, amorcée par des choix politiques et sécuritaires radicaux ces dernières années.

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La sortie du Franc CFA par les membres de l'AES s'inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre ces anciens pays francophones et la France, ancienne puissance coloniale. Depuis 2023, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont déjà acté leur retrait de la CEDEAO, renforcé leur coopération militaire et politique, et multiplié les signaux d'un détachement stratégique vis-à-vis de l'Occident.

La création d'une monnaie propre marque donc une troisième étape de cette rupture, après les volets politique et sécuritaire. Elle pourrait également inspirer d'autres pays de la sous-région à reconsidérer leur appartenance à la zone CFA.

Le communiqué met en avant les "aspirations profondes des peuples" et les "sacrifices des martyrs" qui ont nourri cette volonté de rupture. Pour les dirigeants de l'AES, il s'agit d'une avancée décisive vers une indépendance véritable, que la monnaie viendrait symboliser et renforcer.

« Les États de l'AES proclament la fin de cette servitude monétaire », conclut le texte avec solennité.

Alors que les réactions internationales commencent à se faire entendre, cette décision ouvre une nouvelle page incertaine mais audacieuse dans l'histoire économique du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest.

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