Luanda — La Vice-présidente de la République, Esperança da Costa a discuté ce jeudi avec Anne Shongwe, Directrice régionale des Nations Unies pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique australe, des programmes et stratégies de réduction du VIH/sida.
Dans une déclaration à la presse à l'issue de sa rencontre avec la Vice-présidente, Anne Shongwe a annoncé que le gouvernement angolais avait réaffirmé l'engagement du pays à atteindre les objectifs 95-95-95.
Ces objectifs, définis par l'ONUSIDA, visent à ce que, d'ici 2030, 95 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur diagnostic, 95 % d'entre elles soient sous traitement antirétroviral et 95 % des personnes sous traitement aient une charge virale indétectable. Cependant, Anne Shongwe a déclaré que la Vice-présidente avait souligné que la réalisation de ces objectifs (95-95-95) nécessitait des investissements considérables.
À cet égard, elle a ajouté que le premier d'entre eux est lié à la nécessité de davantage de ressources nationales pour financer les programmes de traitement et le système de santé.
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Selon Anne Shongwe, l'Angola a actuellement atteint environ 50 % de ses engagements, mais espère atteindre 95 %.
Elle a expliqué que lors de la réunion, les questions liées à l'utilisation des technologies et aux éléments nécessaires à cet effort, ainsi que les défis financiers, ont été abordées.
Il en va de même pour les populations les plus vulnérables, afin d'apporter le soutien nécessaire aux jeunes, car ce sont eux qui rencontrent le plus de difficultés dans ces domaines.
Selon la responsable, des questions liées aux différents programmes en cours ont également été abordées, telles que l'éducation des couples et des enfants, l'autonomisation économique et les activités économiques.
De nouvelles technologies et vaccins innovants pouvant contribuer à prévenir la propagation du VIH ont également été au centre de la réunion.
Mme Anne Shongwe a soutenu que l'Angola devrait donner la priorité au vaccin LKV et à la contraception pour prévenir les grossesses précoces.
Elle a également déclaré que l'Angola souhaitait accroître ses investissements nationaux dans les traitements pour mettre fin au sida.