La Coalition des adolescents et jeunes pour les Droits et santé sexuels et reproductifs (Caj-Dssr) s'est mobilisée le 26 septembre dernier au lycée Inagohi de San Pedro. C'était à la faveur de la célébration de la Journée mondiale de la contraception.
Objectif, sensibiliser et informer les populations sur les méthodes contraceptives, promouvoir la planification familiale et réduire les grossesses non désirées.
La Caj-Dssr regroupe plusieurs organisations de jeunesse. Elle s'engage à faire entendre la voix des jeunes dans les décisions liées à la santé sexuelle et reproductive, l'éducation à la sexualité, la lutte contre les violences basées sur le genre, et la prévention du Vih/Ist.
L'initiative qui a bénéficié de l'appui technique et financier de Médecins du Monde a été l'occasion pour la Caj-Dssr de formuler un plaidoyer à l'endroit du préfet de région.
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Les points mis en avant sont entre autres : la prise en compte de la Santé sexuelle reproductive (Ssr) dans le plan de développement de la ville balnéaire ; la nomination d'un point focal Ssr au sein de l'administration locale ; l'extension des offres de services Ssr aux villages communaux ; l'appui à la formation des prestataires de santé sur les approches jeunes ; la facilitation des campagnes mobiles de dépistage, de sensibilisation et de distribution de contraceptifs ; la promotion de l'éducation à la santé et à la vie saine dans les écoles publiques ; la collaboration avec les leaders communautaires pour lever les tabous sur la Ssr ; la création de clubs jeunes de dialogue et d'information dans les quartiers et villages ; l'implication des jeunes, femmes et personnes en situation de handicap dans la définition des priorités en matière de Ssr.
Aussi, la Caj-Dssr espère obtenir la création auprès du ministre gouverneur du district autonome du Bas Sassandra, de 5 espaces filles, en vue de la prise en charge des besoins spécifiques en matière d'hygiène menstruelle dans les établissements scolaires et en communauté.
Elle sollicite également le concours du préfet de région en vue de négocier avec le Port autonome de San Pedro, le financement de méthodes contraceptives au profit de 3000 jeunes.
La coalition lance, par ailleurs, un appel aux entreprises locales et nationales, en vue d'un soutien durable des actions en faveur de la santé sexuelle et reproductive des jeunes. Ainsi qu'à la mise en place d'un comité de suivi des engagements santé sexuelle et reproductive.
Alors que la Côte d'Ivoire connaît une forte croissance démographique, avec un taux de 2,8 % par an et une fécondité moyenne de cinq enfants par femme, l'accès à la contraception reste un défi majeur. Près de 28 % des femmes en union ont encore un besoin non satisfait en planification familiale, et la prévalence contraceptive demeure faible, à seulement 22 %.
Les adolescentes sont particulièrement touchées. Malgré une sexualité souvent précoce, parfois non consentie, l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive leur est limité. Chaque année, des centaines de jeunes filles deviennent mères avant l'âge de 20 ans, s'exposant à de graves complications sanitaires et à des conséquences sociales, notamment la déscolarisation et la stigmatisation.