La biennale Euro-Africa commence le 6 octobre pour se finir le 12 octobre à Montpellier, dans le sud de la France. Parmi les 350 artistes présents, le danseur et chorégraphe burkinabè Siaka Coulibaly va présenter son solo Soubwéré et animer deux ateliers de danse afro-urbaine. Car partager la danse, c'est ce qui l'anime, comme lors des cours qu'il donne chaque jeudi à des femmes réfugiées à Montpellier. Reportage.
Sous le regard concentré de trois femmes, Siaka Coulibaly décompose les mouvements d'une chorégraphie. Comme chaque jeudi, le danseur burkinabè donne des cours à des femmes réfugiées à Montpellier.
Ester, Salvadorienne de 47 ans, tente de suivre les pas de danse, un large sourire à travers le visage. « La danse aide à se détendre, à se défouler de beaucoup de choses, parce qu'on sort de notre foyer, glisse-t-elle. C'est un moment de bien-être personnel pour nous, les femmes ».
Siaka Coulibaly, arrivé il y a trois ans en France, va aussi partager sa passion lors des ateliers de danse afro-urbaine qu'il va animer dans le cadre de la biennale. « Ça va nous amener à nous familiariser encore plus avec un monde plus ouvert. On va essayer de danser pour aller à la rencontre des gens », souligne-t-il.
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Il va aussi présenter sa nouvelle création, inspirée de son histoire personnelle, lui le fils d'agriculteurs qui a travaillé dans la maçonnerie. « Ce solo s'intitule Soubwéré, ce qui dans ma langue maternelle désigne un bout de tissu que les femmes mettent sur la tête pour poser une charge sur leur tête », explique-t-il.
Le chorégraphe a déjà deux autres créations au compteur, l'une qui parle des causes qui poussent les jeunes à l'exil, l'autre qui questionne les horreurs que peuvent commettre les êtres humains.