Cote d'Ivoire: «Stressant» ou «rassurant» - Des Abidjanais commentent la présence policière pour la présidentielle ivoirienne

Alors que la présidentielle en Côte d'Ivoire du 25 octobre approche, l'opération Espérance a officiellement démarré le 5 octobre. Objectif selon le gouvernement ivoirien : sécuriser l'élection. Quelque 44 000 membres des forces de sécurité vont être déployés jusqu'au 4 novembre prochain, sur toute l'étendue du territoire national. Depuis plusieurs jours, la présence policière est davantage visible dans plusieurs quartiers d'Abidjan. Reportage.

Depuis plusieurs nuits, des patrouilles nocturnes sillonnent les rues de la capitale économique de Côte d'Ivoire. C'est le cas près du grand marché de Sicogi. Un partisan de l'opposition se dit nerveux. « Le fait qu'on aille à l'élection et qu'on déploie déjà les policiers, c'est que quelque chose ne va pas, lance-t-il. C'est stressant ! »

« C'est une bonne chose pour la sécurité de la population »

Un fourgon est garé à un carrefour. À son bord, une dizaine d'agents en uniforme noir de la police anti-émeute. Leur présence interroge une mère de famille. « Ça peut être rassurant, mais ils ont dû recevoir une information. On les a déployés dans les rues pour voir ce qu'il se passe », suppose-t-elle.

Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres

Kady vend des fruits. En 2020, le marché de Sicogi avait fermé le jour du vote. Voir la police la tranquillise. « Il y a des policiers qui sont en patrouille et c'est bien, se réjouit-elle. C'est une bonne chose pour la sécurité de la population ».

« Tuer dans l'oeuf toute velléité de perturber ces élections »

La présence policière vise d'abord à rassurer les Ivoiriens pour, Nabi Doumbia. Ce chercheur, spécialiste du maintien de l'ordre, identifie un autre objectif : « C'est un message de dissuasion : le déploiement massif des forces de sécurité à travers le pays vise à tuer dans l'oeuf toute velléité de perturber ces élections. »

L'opération Espérance doit durer jusqu'au 4 novembre prochain.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.