Ile Maurice: L'Embarras du choix - Quand il n'y a pas de «bonne » conduite

Transformer les spectateurs en personnages. Sous couvert d'une fête d'anniversaire pour Max, le personnage principal, la salle tout entière devient son cercle - très élargi - d'amis. Avec L'Embarras du choix, on rit de bon coeur et on s'amuse de nos travers. Expérience concluante que la pièce de théâtre interactive française, L'Embarras du choix. Cette production d'Immedia était à l'affiche au Caudan Arts Centre les 23 et 24 septembre.

Spontanément, la salle entonne, «Joyeux anniversaire Max». L'ambiance est instal- lée. Plus tard, nous serons embarqués tout aussi rapidement dans l'atmosphère d'un match de foot. Le but du jeu : Max a des choix à faire. Cruciaux. Comme, «bébé, pas bébé».

«Richard, on n'est pas au théâtre. Qu'est-ce que tu ferais toi ?», lance Max, joué par Thomas Perrin. Il faut choisir entre le week-end en amoureux avec Léonore, la future femme de Max ou retrouver Alice, son premier amour. Une voix de spectateur - venu accompagné - lance : «Je voudrais passer une bonne soirée à la fin.» Va pour Leonore. À la fin de la pièce, on saura que L'Embarras du choix c'est huit possibilités de scénario.

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Derrière le rire, la pièce interactive évoque les rêves que l'on abandonne. Un cambriolage, des trahisons. Faut-il demander conseil ou n'écouter que sa petite voix ? En filigrane : un jeune homme sauvé d'une addiction.

Le comédien Thomas Perrin brille par son sens de la repartie. Sauf que l'interactivité, si elle rend l'issue de la pièce moins prévisible, a cependant le tort d'allonger la représentation.

L'Embarras du choix, c'était aussi un vrai effort de mauricianisation de la pièce française écrite par Sébastien Azzopardi et Sacha Danino. La troupe nous a tendu un miroir grossissant, avec Alice (jouée par Amaya Carreté) qui a tout quitté - y compris Max - pour aller vivre à... l'île Maurice.

On retient aussi ce moment d'anthologie : le comé- dien dans la peau d'Alex, le cousin «loser» de Max, change de veste, pour endosser le rôle du médecin. Le public, qui ne croit pas à ce personnage improbable, se marre.

Le comédien, ironique, lance : «J'avais dit au metteur en scène que ça ne passerait pas.» La salle se marre de plus belle. Le faux médecin mais vrai comédien ajoute : «S'il vous plaît, faites un effort. Ne vous inquiétez pas, c'est assez rapide.» Le moment qui devait être grave devient farce. L'interactivité dans ses oeuvres.

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