L'ancien ministre de la Jeunesse, Pape Malick Ndour, est revenu hier, dimanche 5 octobre, sur les circonstances de son interpellation à l'aéroport international Blaise-Diagne (AIBD), alors qu'il s'apprêtait à embarquer pour Paris. Lors d'un point de presse tenu au siège de l'APR, il a indiqué que cette procédure traduisait une volonté manifeste de le museler ou de l'humilier.
Éconduit à l'aéroport international Blaise-Diagne (AIBD) alors qu'il s'apprêtait à embarquer pour Paris dans la nuit du samedi 4 au dimanche 5 octobre 2025, l'ancien ministre de la Jeunesse, Pape Malick Ndour, a tenu hier, dimanche 5 octobre, un point de presse pour dénoncer ce qu'il considère comme « une dérive politique déguisée sous des habits judiciaires ».
Se disant victime d'une « manipulation politique », Pape Malick Ndour a rejeté les accusations de complicité de torture présumée de l'activiste Pape Abdoulaye Touré, formulées à son encontre et impliquant également l'ancien ministre de l'Intérieur Antoine Félix Diome et le général Moussa Fall, ex-haut commandant de la Gendarmerie nationale.
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Qualifiant ces accusations de « pur fantasme », il a juré ne « connaître [son] accusateur ni d'Adam ni d'Ève », rappelant que ce dernier a été entendu le vendredi 3 octobre dernier, après plusieurs mois de mobilisation pour réclamer justice.
« Je ne l'ai jamais vu, ni connu. Même son nom ne me dit rien. Objectivement, quel enjeu politique représentait-il pour que Pape Malick Ndour s'en prenne à lui ? C'est insensé, à la limite ridicule », a martelé l'ancien ministre et militant de l'ex parti au pouvoir, l'Alliance pour la République (Apr).
Par ailleurs, estimant que jusqu'à présent, aucun ministre dans ce pays n'a été convoqué à la Section de recherches sans autorisation préalable passée par l'Assemblée nationale pour être traduit devant la Haute Cour de justice, Pape Malick Ndour a indiqué que cette procédure traduit une volonté manifeste de le museler ou de l'humilier.
« On bafoue mes droits et les procédures », a-t-il martelé tout en précisant qu'il déférera à sa convocation ce lundi, à la Section de Recherches (SR) de Colobane. « Je ne fuirai pas la justice. J'irai répondre en bon républicain, même si je dénonce que mes droits soient violés. Et je le répète, je m'en réjouis, car j'ai toujours voulu m'expliquer sur le terrain judiciaire, face à ceux qui m'accusent. »