IL est clair que pour la Tunisie, l'accord d'association et de partenariat signé avec l'Union européenne en 1995 a vécu et que l'heure a sonné, au vu des transformations qui secouent le monde de nos jours, pour que cet accord soit revu et revisité de fond en comble, sur la base de la nouvelle situation politique et économique qui prévaut actuellement dans notre pays marquée notamment par le recouvrement effectif par la Tunisie de son droit de décider de son avenir loin des contraintes et des pressions qu'elle était obligée de subir aux époques des présidents défunts Bourguiba, Ben Ali, Caïd Essebsi et aussi quand la Troïka dirigeait le pays en appliquant des agendas qui n'avaient aucun lien avec les intérêts nationaux.
Aujourd'hui, avec l'avènement du processus du 25-Juillet et le rétablissement de la souveraineté nationale dans toutes ses formes, plus particulièrement politique et économique, et aussi avec l'accès réel du peuple aux processus de prise de décision et de leur exécution, il n'est plus acceptable que les rapports Tunisie-Union européenne continuent à évoluer selon les règles ou plutôt les contraintes qui les caractérisaient, au profit des Européens et aux dépens des Tunisiens qui ne pouvaient rien contester, du fait des choix faits par leurs gouvernants.
Ainsi la Tunisie du 25-Juillet appelle-t-elle à la conclusion d'un nouveau pacte pour la Méditerranée à même de remplacer celui signé à l'époque où Nicolas Sarkozy faisait la pluie et le beau temps dans la région et au moment où les deux rives de la Méditerranée, plus particulièrement celle du Sud, caressaient le rêve chimérique de pouvoir, un jour, traiter d'égal à égal avec Washington.
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Aussi le partenariat euro-tunisien est-il appelé à changer de cap et de mécanismes dans la mesure où, à l'avenir, les rapports n'obéiront plus aux diktats de la France, de l'Italie ou de la Belgique, mais se fonderont sur la réciprocité effective des intérêts et le partage réel des positions vis-à-vis des grandes causes de la liberté, dont principalement la cause juste du peuple palestinien et de son droit absolu à la création de son Etat indépendant sur la totalité de ses territoires spoliés injustement par les occupants sionistes.
Comme s'évertue à le rappeler constamment le Président Kaïs Saïed, convaincu que les Palestiniens finiront par triompher et recouvrer leur pays et leur droit de décider souverainement de leur destin.