Centrafrique: Grève chez Orange contre des salaires jugés trop bas et des conditions de travail «intenables»

Le personnel de la société de téléphonie mobile Orange Centrafrique a entamé le 6 octobre 2025 une grève de trois jours. En cause : des salaires qui n'ont pas augmenté depuis 15 ans et des conditions de travail jugées « intenables ». Les employés réclament une augmentation salariale de 40 %, ainsi qu'une amélioration significative de leurs conditions de travail. Un mouvement de mécontentement qui perturbe déjà les services de l'opérateur dans le pays.

Munis de casseroles, sifflets, rameaux et autres objets bruyants, les manifestants, hommes et femmes confondus, ont fait entendre leur colère à travers des chants et des cris.

Selon Christelle Sepo, employée à Orange Centrafrique, cette action est le fruit d'un ras-le-bol face à une situation salariale qui ne correspond plus au coût de la vie qui lui ne cesse d'augmenter : « Il y a la flambée des prix sur le marché, pointe-t-elle. À l'école, les frais de scolarité ont augmenté. À l'hôpital, les médicaments sont chers. Sur tous les plans, tout a augmenté, mais le salaire ne suit pas depuis plus de quinze ans. C'est pourquoi le personnel a demandé une augmentation de 40 %. La direction générale n'a pas voulu répondre favorablement à cette revendication. C'est pourquoi nous sommes sortis pour manifester notre mécontentement. »

Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres

Ce mouvement a des impacts sur les services offerts par l'opérateur dans la capitale centrafricaine, voire au-delà.

« Je suis très mécontent ! s'agace Flavien Ngoma, l'un des usagers d'Orange Centrafrique. Depuis ce matin, de nombreuses transactions sont bloquées, notamment les paiements marchands, les transferts et réception d'argent mobile. Personnellement, j'ai perdu ma carte SIM, mais il m'est impossible de la renouveler : tout est fermé et aucun personnel n'est disponible pour nous assister. »

À en croire Marcel Ngonzila, délégué du personnel, il est hors de question de faire machine arrière. « Quand on a parlé de revalorisation salariale après plusieurs discussions avec la direction et en présence des inspecteurs du travail, la directrice des ressources humaines nous a répondu sèchement qu'une augmentation de salaire est impossible. Après la rupture du dialogue avec la direction générale, on a décidé de passer à la vitesse supérieure sans fléchir. »

Au 6 octobre, la direction d'Orange Centrafrique n'avait pas encore réagi à ce mouvement de grève.

AllAfrica publie environ 500 articles par jour provenant de plus de 120 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.