Dans le cadre de la Journée mondiale du coeur (Jmc), la Fondation Coeur Citoyen a organisé le 20 septembre 2025, la 11e édition de ses rencontres scientifiques annuelles. Baptisé Pré-Jmc 2025, l'événement s'est tenu au Centre médical Saint-Sauveur Miséricordieux de Yopougon (Abidjan), autour du thème : « Utilisez votre coeur pour agir ».
Ces journées scientifiques, comme l'a expliqué Caroline Coulibaly, secrétaire générale de la Fondation Coeur Citoyen, visent à réduire la prévalence des maladies cardiovasculaires. Pour cette édition, 18 communications ont été présentées sur diverses pathologies cardiaques. Elle a souligné l'importance de protéger et d'entretenir le coeur, « organe noble du corps », afin de garantir une vie longue et saine.
Le Dr Gnamien Charles Alain, médecin-cardiologue et gérant du centre médical hôte, a précisé que la Pré-Jmc constitue un forum interdisciplinaire réunissant des spécialistes de divers horizons -- cardiologues, diabétologues, neurologues, néphrologues, sociologues, nutritionnistes et laboratoires pharmaceutiques -- pour échanger sur les pratiques et favoriser une vision plus holistique des pathologies cardiaques. L'objectif ultime, a-t-il indiqué, est de permettre aux patients de vivre plus longtemps et en meilleure santé.
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La professeure Traoré Diaby Fatoumata, cardiologue et cheffe du service des consultations externes à l'Institut de cardiologie d'Abidjan, a mis l'accent sur l'hypertension artérielle (Hta). Elle a rappelé qu'il s'agit du principal facteur de risque à l'origine de graves complications -- cérébrales, cardiaques, rénales ou oculaires -- qui touchent malheureusement un grand nombre de jeunes en Côte d'Ivoire.
Face à ce constat alarmant, elle a prodigué des conseils hygiéno-diététiques essentiels, à savoir réduire la consommation de sel, de matières grasses et de sucre, en raison du lien entre Hta et diabète ; pratiquer une activité physique régulière (environ 30 minutes de marche par jour) ; réduire le stress, un facteur de risque cardiovasculaire émergent.
Malgré les efforts, les chiffres de l'hypertension en Côte d'Ivoire demeurent préoccupants : la prévalence atteint 60 à 70 % en milieu hospitalier et 20 % au sein de la population générale. De plus, le coût du traitement a significativement augmenté, passant de 200 000 Fcfa en 2004 à 500 000 Fcfa aujourd'hui.