L'espoir de rupture né avec le ‘’Coup de la Liberation’’ d’août 2023 s'est effondré en septembre 2025. Le premier tour des législatives, censé donner naissance au nouveau Parlement, a été submergé par le chaos et la fraude, selon les observateurs locaux.
Les électeurs ont dénoncé le manque de matériel dans les bureaux de vote et la confusion des listes, des pratiques qui rappellent l'ère Bongo.
Indignation et Collusion
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
L'onde de choc est venue des critiques sans précédent de personnalités de premier plan. Le Premier ministre de la Transition, Raymond Ndong Sima, ainsi que les anciens Premiers ministres Alain-Claude Bilie-By-Nze et Julien Nkoghe Békalé, sont montés au créneau pour dénoncer une « élection de la honte ».
Leur indignation est alimentée par une troublante réalité : l'Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), le parti du Président Oligui Nguema, a fait ouvertement campagne avec des candidats du Parti Démocratique Gabonais (PDG).
Cette alliance entre le nouveau pouvoir et le parti qui a « détruit le pays » pendant près de 40 ans sous la dynastie Bongo fait dire aux critiques que l'UDB n'est qu'un successeur de façade.
Simple Changement d'Uniforme ?
Alors que le second tour est prévu pour le 11 octobre, la résurgence des vieilles pratiques de fraude et la rapidité du processus électoral nourrissent le sentiment de trahison. La question est désormais au cœur des débats : le coup d'État du 30 août 2023 était-il une révolution sincère ou une simple « pièce de théâtre » orchestrée par l'élite militaire ?
La légitimité de la "Nouvelle République", bâtie sur des scrutins contestés, est plus que jamais remise en question.