Afrique: Élection du nouveau DG de l'UNESCO - L'égyptien Khaled face à une pyramide de défis

Sans surprise, le Conseil exécutif de l'Unesco, a désigné, lundi 6 octobre 2025, Khaled el-Enany, pour devenir son directeur général, face au Congolais Firmin Edouard Matoko.

Elu à une majorité écrasante (55 voix sur 57), pour un mandat de quatre ans, l'Egyptien a pleinement conscience des grands chantiers qui l'attendent. A preuve, ce sont des sujets qu'il a abordés au cours de sa campagne électorale. Après donc l'euphorie de la victoire, il doit, sans plus tarder, s'attaquer aux réalités qui l'attendent à travers la concrétisation des grands chantiers et la réalisation de ses promesses de campagne.

L'on se souvient encore de ses promesses faites devant le conseil exécutif. Travailler « main dans la main avec tous les Etats membres, pour bâtir ensemble une feuille de route pour moderniser l'Unesco et la projeter vers l'avenir ». Fort de cela, Khaled el-Enany doit oeuvrer à apporter sa contribution à la moralisation et au développement de l'institution. Faire de l'UNESCO, une institution au sein de laquelle, la majorité des pays se reconnait, pour mieux la développer, devra être, pour lui, une préoccupation majeure.

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La confiance aidant, l'homme qui a reçu, lors de la campagne pour ce poste, le soutien public de la Ligue des pays arabes, de l'Union africaine et de pays comme le Brésil, la France, l'Allemagne ou la Türkiye, peut y arriver . Pourvu qu'il fasse preuve de persuasion, face à la réticence de certains pays, dont les Etats-Unis d'Amérique qui l'accusent de parti pris anti-israélien, de promouvoir «des causes sociales et culturelles clivantes», et de défendre «une feuille de route idéologique et mondialiste».

Redonner un nouveau souffle à l'Institution

Cela dit, Khaled el-Enany, dont le programme de gouvernement présente un ensemble d'atouts majeurs pour l'UNESCO, peut compter sur le soutien des membres du Conseil exécutif de la maison, qui l'ont proposé au poste de Directeur général de l'Organisation, afin d'y apporter un « regard nouveau ». Cela grâce à son savoir-faire tiré de sa riche carrière passée sur le terrain, en tant qu'ancien ministre égyptien du Tourisme et des antiquités (2016-2022). Il lui faudra donner « plus de visibilité et plus d'impact » à l'Unesco.

Comme on peut le constater donc, beaucoup de pays retiennent leur souffle face à cette pléiade de défis, et surtout, quant à la tenue réelle des promesses faites pendant sa campagne et sur lesquelles il est revenu régulièrement comme pour rassurer ses mandants, de sa volonté de donner un nouveau souffle à l'Institution. Tout le mal qu'on puisse lui souhaiter, c'est qu'il parvienne à se doter des moyens pour réussir sa mission.

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