C'est une nomination historique qui divise la communauté anglicane. Sarah Mullally deviendra en janvier 2026 la première femme archevêque de Canterbury, à la tête de l'Église d'Angleterre. Ancienne évêque de Londres, Mullally, qui se décrit comme « féministe », s'est également prononcée en faveur de la bénédiction des couples de même sexe. Ce choix renforce la fracture entre l'Église d'Angleterre, considérée comme l'« Église mère » de la Communion anglicane et certaines églises anglicanes d'Afrique.
Première réaction : celle de L'Église ougandaise, qui, par la voix de son patriarche Stephen Kaziimba, qualifie cette nomination de « triste nouvelle ». Selon lui, Londres a choisi une dirigeante aux « positions non bibliques » sur la sexualité et le mariage.
Fin 2023, Sarah Mullally avait approuvé la décision de l'Église d'Angleterre d'autoriser les prêtres à bénir les unions de couples de même sexe, quelques mois après l'adoption à Kampala d'une loi anti-LGBTQ+ parmi les plus répressives au monde.
Pour l'archevêque de Kampala, cette nomination constitue une nouvelle déchirure au sein de la communauté anglicane.
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Des critiques au Nigeria et au Rwanda
Au Nigeria et au Rwanda, plusieurs responsables anglicans dénoncent également ce choix, accusant l'Église d'Angleterre de « trahir la doctrine et les enseignements traditionnels ».
Cette nomination de Sarah Mullally accentue en réalité un schisme déjà bien réel au sein de la Communion anglicane. Depuis 2008, le mouvement Gafcon, qui rassemble les branches les plus conservatrices de l'anglicanisme et demeure très influent en Afrique, a réagi en affirmant « ne plus reconnaître l'autorité mondiale de l'archevêque de Canterbury ».