Cote d'Ivoire: Promotion de la paix et la cohésion nationale - Jean-Louis Moulot confie une mission aux jeunes de Bassam

Un tournoi de maracana zone dit de la fraternité et de la paix a été organisé, le 4 octobre, au complexe sportif Mamadou Touré de la cité balnéaire.

Grand-Bassam veut conserver sa belle notoriété de cité de paix et de cohésion. Aussi, le conseil municipal a entrepris de se servir du football, discipline sportive la plus fédératrice en Côte d'Ivoire, pour atteindre cet objectif à l'approche des joutes électorales qui arrivent à grands pas. Il a organisé un tournoi de maracana zone dit de la fraternité et de la paix, le 4 octobre, au complexe sportif Mamadou Touré situé en plein coeur de la ville. Les 26 villages et quartiers de la cité balnéaire ont été représentés à ce tournoi.

Le maire Jean-Louis Moulot, artisan de cette initiative saluée par toutes les parties prenantes, a expliqué le but du tournoi. « Ce tournoi nous offre l'opportunité de rassembler l'ensemble de la jeunesse de Grand-Bassam et de leur passer le message de la cohésion et de la paix. Le football, c'est un ensemble de règles qu'il faut respecter. Cela doit être la même chose pour l'élection présidentielle. Il faut que le fair-play soit au rendez-vous et c'est de la responsabilité des jeunes de prôner ces valeurs », a lancé le premier magistrat de Grand-Bassam.

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L'initiative a reçu le soutien de trois départements ministériels : le ministère en charge des Sports et du Cadre de vie, celui de la Promotion de la jeunesse, de l'Insertion professionnelle et du Service civique et celui de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté.

Anka Kouléon, cheffe de cabinet du troisième ministère cité, a saisi l'occasion pour passer des messages de paix.

« A chaque fois que notre département est sollicité à Grand-Bassam, c'est avec plaisir que nous venons, surtout que celle-ci arrive à un moment décisif pour notre pays. Il était important de venir rappeler ces valeurs qui fondent notre nation : la cohésion nationale, la fraternité, la solidarité, l'ouverture, l'acceptation de la diversité. C'est l'occasion de rappeler à chacun ici que l'élection ce n'est pas la guerre, c'est juste exprimer un choix », a-t-elle déclaré.

Pour Adama Doumbia, directeur général de l'Oissu (Office ivoirien des sports scolaires et universitaires), représentant le ministre des Sports et du Cadre de vie, il faut que tout le monde intègre le principe du respect des règles. « En s'adonnant à la pratique sportive, on intègre l'habitude de respecter les règles. C'est ce que nous voulons transposer dans le champ politique afin d'inviter les populations au respect des règles, des institutions, des décisions de ceux à qui nous avons confié la conduite des opérations de vote. Si tout le monde respecte les règles, tout se passera bien », a-t-il expliqué.

Vingt-six (26) équipes, à raison d'une par village ou quartier, se sont affrontées dans des parties de 10 minutes. La victoire et encore moins les scores importaient peu, l'essentiel était de voir les jeunes rassemblés, fraternisant autour de ce qu'ils aiment, le football et leur pays.

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