À Madagascar, l'ultimatum lancé par le collectif Gen Z aux autorités expire ce mercredi 8 octobre au soir. Le mouvement réclame des excuses publiques pour la répression des manifestations, la démission du président Andry Rajoelina et celle du président du Sénat. Sans réponse d'ici à ce soir, Gen Z appelle à une grève générale dès demain. Dans ce climat tendu, le président Rajoelina a convoqué cet après-midi une grande consultation nationale au palais d'Iavoloha, siège du pouvoir.
À Madagascar, mardi 7 octobre, le chef de l'État a invité de nombreux représentants de secteurs variés : figures religieuses et traditionnelles, universitaires, étudiants, associations de jeunes, société civile, entrepreneurs, enseignants, artistes et agriculteurs. « Il est important de s'écouter et de prendre soin les uns des autres », a déclaré le président Rajoelina.
Sur le perron du Palais, plusieurs centaines de personnes font la queue pour entrer.
Gen Z et ses alliés refusent l'invitation
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Une invitation qui n'a pas trouvé un écho favorable auprès du Mouvement Gen Z. « On ne tend pas la main à un régime qui chaque jour écrase celles et ceux qui se lèvent pour la justice. Ce pouvoir parle de dialogue, mais il gouverne par les armes », dénonce le collectif dans un communiqué publié mardi soir.
Un membre de Gen Z affirme que « La présidence, via de nombreux intermédiaires, est venue les supplier d'y participer ». « Hors de question, dit le membre. On ne participe pas à toute cette hypocrisie. Ils n'ont pas compris ».
Une contestation élargie
Contactée, une responsable de la société civile, qui soutient le mouvement avec 300 autres organisations de la société civile, a elle expliqué « qu'il s'agissait d'un faux dialogue que nous ne pouvons cautionner ».
La Solidarité syndicale de Mada, la plus grosse plateforme syndicale du pays, ainsi que l'opposition, via la plateforme Firaisankina, ont, elles aussi, annoncé qu'elles refusaient l'invitation.