- La Banque centrale du Nigeria (CBN) a introduit des réformes radicales dans son cadre bancaire, exigeant que tous les opérateurs de points de vente travaillent exclusivement avec une seule institution financière.
- Selon les nouvelles règles, publiées le 6 octobre 2025, les agents doivent être liés à un seul mandant - soit une banque, un opérateur d'argent mobile, une banque de microfinance ou un super agent agréé.
- La CBN a déclaré que cette réforme visait à renforcer la surveillance, à promouvoir un comportement responsable sur le marché et à améliorer la qualité du service dans le réseau d'agents du Nigeria, qui connaît une croissance rapide.
La Banque centrale du Nigéria (CBN) a introduit des réformes radicales à son cadre bancaire d'agent, exigeant que tous les opérateurs de points de vente travaillent exclusivement avec une seule institution financière à partir du 1er avril 2026.
Selon les nouvelles règles, publiées le 6 octobre 2025, les agents doivent être liés à un seul mandant - soit une banque, un opérateur d'argent mobile, une banque de microfinance ou un super agent agréé - mettant fin à des années d'opérations multiplateformes qui permettaient aux agents de servir les clients de plusieurs fournisseurs tels que Moniepoint, OPay, et PalmPay.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
La CBN a déclaré que la refonte vise à renforcer la surveillance, à promouvoir une conduite responsable du marché et à améliorer la qualité du service dans l'ensemble du réseau d'agents du Nigéria, qui connaît une croissance rapide. Les banques et les fintechs devront publier des listes d'agents vérifiés et appliquer des limites, y compris un plafond de retrait quotidien de ₦1,2 million (816 $).
Avec 5,9 millions de terminaux PoS actifs traitant plus de ₦10,5 trillions (7,15 milliards de dollars) au premier trimestre 2025, les règles pourraient remodeler le réseau de distribution d'argent liquide du Nigéria.
Points clés à retenir
La nouvelle règle d'exclusivité de la CBN marque le bouleversement le plus important du secteur des agents bancaires du Nigéria depuis sa création en 2013. Conçue pour freiner la fraude, faire respecter les limites de retrait et renforcer la stabilité financière, cette politique perturbera probablement des millions de transactions informelles en espèces dans tout le pays.
Les agents PoS - dont beaucoup opèrent à travers de multiples fintechs - devront se regrouper sous un seul fournisseur, obligeant Moniepoint, OPay, PalmPay et les banques à se livrer une concurrence féroce pour fidéliser les agents. Alors que les régulateurs considèrent cette mesure comme essentielle pour renforcer la surveillance et réduire la circulation illicite d'argent liquide (₦4,45 trillions en dehors des banques en août 2025), les critiques avertissent qu'elle pourrait réduire la concurrence, limiter le choix des clients et peser sur l'accès des zones rurales aux services financiers.
La mise en conformité dans les six mois testera la préparation opérationnelle des fintechs et des banques, qui investissent déjà dans le geo-fencing, la surveillance BVN et la mise à niveau des systèmes. Les réformes pourraient redéfinir la façon dont les Nigérians accèdent à l'argent liquide - et qui contrôle le dernier kilomètre de l'inclusion financière.