Le Togo entend renforcer son dispositif de traçabilité et de lutte contre le commerce illicite. Dans cette dynamique, une délégation de la Commission interministérielle chargée du suivi de la Solution automatisée de marquage (SAM), conduite par son président Esso-Wavana Ahmed Adoyi, s'est rendue au SICPA Maroc, à Casablanca, pour une mission d'immersion et d'échange d'expériences.
Le Maroc dispose d'une expertise de plus de 15 ans dans le domaine, avec un système opérationnel de traçabilité des produits mis en oeuvre depuis 2010.
Société suisse, SICPA est un leader mondial en matière de solutions et services d'authentification, d'identification et de traçabilité sécurisés.
Selon M. Adoyi, cette visite a permis à la délégation togolaise de mieux comprendre le fonctionnement global du système marocain, notamment en ce qui concerne la production et le codage des vignettes fiscales, au coeur du dispositif de traçabilité.
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Le modèle marocain illustre bien l'impact positif d'une traçabilité numérique maîtrisée, notamment pour lutter contre la contrebande et les importations frauduleuses, un fléau qui, selon l'OCDE, représenterait 2,5 % du commerce mondial.
Adapter et renforcer le système togolais
Pour les autorités togolaises, cette mission s'inscrit dans une démarche d'amélioration continue du système en place. Le Togo utilise déjà la SAM, mais cette visite vise à intégrer les meilleures pratiques observées au Maroc afin de moderniser les contrôles, faciliter le recouvrement fiscal et assurer une meilleure identification des produits mis sur le marché.
La traçabilité est devenue un levier clé de compétitivité, de transparence et de souveraineté économique.