Le volet social bénéficie, certes, de la priorité absolue dans le projet du Président de la République en vue de répondre aux attentes et aspirations du peuple tunisien dans les différents domaines de la vie, et ce, comme il l'a dit et réitéré à maintes reprises.
Mais le volet économique et financier reste vital dans la mise au point des divers plans pour la gestion quotidienne de la chose publique comme stipulé quant à l'élaboration du projet de loi de finances et de budget économique de 2026, dans la mesure où il est nécessaire de relever les défis selon des approches nouvelles et une pensée novatrice capables de réussir les réformes structurelles portant sur les finances publiques.
Et tout en soulignant l'importance des équilibres budgétaires dans la bonne gouvernance et la transparence concernant la conduite des affaires de l'Etat, il est utile, voire obligatoire, d'éviter les "jeux d'écriture" comme stratagème suivi lors de la décennie noire, vu que les simples données chiffrées et autres pures statistiques ont prouvé leur inefficacité.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Autrement dit, les chiffres sont certes têtus et significatifs, mais sont appelés à avoir des retombées concrètes sur la vie quotidienne des citoyens où qu'ils se trouvent dans les diverses régions, même les plus reculées, du pays.
Il est utile d'indiquer, à ce propos, que la meilleure preuve concernant la bonne gestion des deniers publics est cette bonne nouvelle de réussite par l'Etat à rembourser toutes les dettes contractées auprès d'États et autres bailleurs de fonds étrangers en temps voulu, voire, parfois, avant leur arrivée à échéance, ce qui confirme le succès des orientations suivies et prônées par le Chef de l'Etat à propos du compter-sur-soi.
De surcoît, d'autres indicateurs sont venus confirmer le bien-fondé de l'approche de l'Etat tunisien avec des prévisions positives de la Banque mondiale tablant sur un recul du déficit budgétaire de notre pays de l'ordre de 4,4% du PIB d'ici à 2027 grâce à une plus grande maîtrise de la masse salariale et des dépenses de subvention.
C'est dire que des signaux positifs font leur apparition pour indiquer que la Tunisie suit une tendance positive pour les investissements directs étrangers (IDE), laquelle tendance devrait se maintenir tout au long des prochaines années, alors que les équilibres macroéconomiques seront au vert avec un redressement graduel des taux de croissance en même temps qu'un recul de l'inflation à 5% sans oublier une légère baisse du chômage.
In fine, le maximum de facteurs semblent réunis pour signer un vrai retour progressif à la stabilité socioéconomique tout en restant sur la brèche pour dépasser certains défis structurels qui persistent, notamment concernant les réformes fiscale et énergétique.