S'adressant à ENA, il a rappelé que l'Éthiopie fait partie des quarante-quatre pays enclavés du monde et que, bien qu'elle ait jadis possédé un port maritime, elle l'a perdu en raison d'une erreur historique.
Sa proximité avec la mer et sa forte population la distinguent toutefois des autres nations enclavées.
Fetih Mahdi a souligné que la majorité des échanges commerciaux mondiaux se réalisent par voie maritime.
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La privation d'accès à la mer entraîne donc d'importantes pertes économiques et oblige le pays à supporter des coûts élevés de transport et de logistique pour les importations comme pour les exportations, ce qui alourdit le coût de la vie et réduit la compétitivité des produits locaux.
Il a insisté sur le fait que l'accès à la mer est crucial pour garantir une participation équitable à l'économie mondiale et pour soutenir le développement global.
Pour l'Éthiopie, pays à la fois en forte croissance économique et densément peuplé, cette question relève de la survie économique.
Le vice-président a affirmé que la demande éthiopienne est légitime, reposant sur des considérations économiques régionales mutuelles et sur la nécessité de sécurité partagée.
Une meilleure connectivité régionale stimulerait le commerce, le tourisme et les opportunités d'emploi, jetant ainsi les bases d'une prospérité commune et favorisant paix et stabilité en Afrique de l'Est.
Enfin, Fetih Mahdi a insisté sur l'importance de poursuivre et de renforcer les efforts diplomatiques, tant internes qu'externes, afin de concrétiser la demande d'accès de l'Éthiopie à la mer.