Madagascar: Biodiversité - Un financement de 22 millions de dollars pour une meilleure gestion des écosystèmes naturels

Les efforts réalisés par Madagascar en matière de protection de l'environnement sont récompensés par les bailleurs de fonds.

La Grand Île va recevoir un financement de 22 millions USD pour un projet ambitieux de conservation de la biodiversité, de reboisement à grande échelle et d'innovation financière pour la gestion durable des écosystèmes naturels.

Gestion scientifique

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Financé par le Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM), pour une durée de 5 ans, ce projet dénommé BioRED vise à aider Madagascar, à répondre aux menaces croissantes qui pèsent sur sa riche diversité d'espèces. Un financement qui arrive à point nommé quand on sait que Madagascar est considéré comme l'un des points-chauds (« hotspots ») de biodiversité les plus chauds au monde.

Le projet instaurera une gestion scientifique de la biodiversité et des ressources naturelles pour le développement économique. Notamment en renforçant la gestion intégrée des ressources naturelles pour le bien-être des communautés locales et en développant un modèle de financement innovant et durable de la biodiversité unique et exceptionnelle de Madagascar.

Le projet qui se fera dans le cadre d'un partenariat entre la Banque mondiale et le ministère de l'Environnement et du Développement durable se fixe également comme objectif d'aligner les stratégies nationales de conservation de la biodiversité avec les nouveaux outils juridiques internationaux dont le nouveau cadre mondial de la biodiversité Kunming Montréal, la lutte contre la dégradation des terres et les changements climatiques.

Stratégie inclusive

Le ministre de l'Environnement et du Développement durable, Max Andonirina Fontaine a déclaré, à propos du projet : « Madagascar est en train de déployer une stratégie inclusive et holistique pour traiter les problématiques environnementales, du fait des relations de cause à effet entre les besoins de subsistance de la population et la destruction des habitats naturels. Il est abstrait de mener des actions de conservation sans traiter les causes de la déforestation dont les besoins primaires comme les bois de chauffe et l'amélioration du bien-être de la population ».

Il a précisé que « les régions d'intervention de ce projet sont parmi les plus riches et les plus diversifiés au monde en matière de biodiversité, avec des taux d'endémisme dépassant la moyenne nationale de 80% chez les plantes et 90% chez les animaux, mais ces habitats sont gravement menacés ». Le projet BioRED apportera ainsi résultats nets au profit des espèces menacées, de leurs habitats, et de la résilience de la population malgache qui dépendent de la nature pour survivre.

Initiative innovante

Pour CarlosManuel Rodríguez, président-directeur général du FEM, ce projet permettra de relier les marchés financiers aux besoins de conservation à Madagascar. « Cette initiative innovante permettra non seulement de générer de nouveaux financements pour la conservation des espèces, mais aussi d'améliorer les moyens de subsistance des communautés et de renforcer la résilience au sein et autour des aires protégées de l'un des plus importants points chauds de biodiversité au monde. »

Une belle opportunité, en somme, de compenser les effets néfastes de la dégradation de l'environnement qui engendre des pertes directes de plusieurs centaines de millions de dollars par an pour le pays. BioRED adopte une approche intégrée et inclusive, à travers la responsabilisation des communautés locales et la mobilisation du secteur privé.

Il intègre des programmes de conservation des habitats terrestres et marins, le reboisement à grande échelle, le développement des chaines de développement durables qui vont établir des liens directs entre les producteurs et les marchés, et remarquablement la mise en place d'une obligation verte basée sur le succès de la conservation des lémuriens charismatiques et endémiques locaux. Il s'agit du plus grand projet individuel financé par le Fonds pour l'Environnement Mondial à Madagascar depuis 1994.

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