Sénégal: Les troubles névrotiques représentent 20% des maladies mentales (officiel)

Dakar — Les troubles névrotiques représentent 20% des pathologies courantes de la santé mentale au Sénégal, a déclaré, vendredi, la cheffe de la Division santé mentale du ministère de la Santé et de l'Hygiène publique, Dr Maïmouna Dièye.

"Les troubles névrotiques représentent 20% de la santé mentale au Sénégal, suivie de l'épilepsie avec 20%, de la schizophrénie avec 19% et de la dépression 15%", a-t-elle dit, relevant également un taux de suicide très élevé de l'ordre de 13%.

Elle présentait la revue des pathologies courantes à l'occasion de la célébration de la Journée mondiale de la santé mentale célébrée chaque 10 octobre.

Le thème de cette année est "Accès aux services de santé mentale en situation de catastrophes et d'urgence".

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Elle a indiqué que huit régions sont en dessous du score de bien-être avec près de 8% par rapport à la population générale.

"Chez la population âgée, nous voyons que sur ce tableau, près de 57% des patients âgés ont présenté un trouble chronique", a-t-elle fait savoir, en faisant le point sur la situation de la santé mentale.

Dr Diéye a indiqué qu'il n'y a que 17 services psychiatriques au Sénégal, tout en précisant que "la moitié se trouve à Dakar, malheureusement avec des disparités au niveau de la prise en charge".

Quatre services ne sont pas fonctionnels faute de spécialistes, alors que toutes les structures qui prennent en charge les enfants sont à Dakar, a-t-elle souligné.

La cheffe de la Division santé mentale du ministère de la Santé et de l'Hygiène publique a signalé qu'actuellement 36 psychiatres sont à Dakar, pendant que les régions de Tambacounda, de Matam, de Kolda, mais également de Kédougou n'en ont pas.

Le secrétaire général du ministère de la Santé et de l'Hygiène publique, Serigne Mbaye, a, de son côté, déclaré que "les situations de catastrophes, de conflits ou de déséquilibre entraînent anxiété, dépression et stress post-traumatiques et causent des ébullitions vers le développement du cerveau".

Selon lui, l'objectif du ministère de la Santé est de "garantir à toutes les personnes, à toutes les populations, un accès équitable à des services de santé de qualité, sans exclure personne".

En perspective, a-t-il ajouté, il est prévu la révision, l'adoption et la mise en oeuvre de la loi sur la santé mentale, la mise en place d'équipes mobiles psychiatriques, le développement de la téléconsultation, la mise en place de centres d'accueil et de stabilisation à court terme.

Toujours dans cette optique, le ministère de la Santé et de l'Hygiène publique prévoit également, le renforcement du personnel de qualité, la vulgarisation du guide de soins de santé communautaire ainsi que la mise en place de structures spécialisées dans les 14 régions.

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