La Biennale Euro-Africa s'est terminée ce 12 octobre 2025 après une semaine au rythme des cultures africaines et européennes à Montpellier dans le sud de la France. Bilan : 140 événements et plus de 500 invités venus de l'étranger, dont 80% du continent africain. Dont le groupe de femmes touarègues, Tartit, venues du Mali, qui s'est produit dimanche soir dans une salle de concert montpelliéraine. Reportage.
Les cinq femmes de Tartit s'installent sur scène en tailleur, vêtues de leurs robes traditionnelles bleues.
Au début du concert, le public reste assis, envoûté par la musique touarègue avant de se lever pour danser.
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Fatoumata Walet Oumar est la responsable de ce groupe originaire du nord du Mali, qui s'est créé en exil en 1995 : « On était dans deux camps de réfugiés différents en Mauritanie et au Burkina Faso. On est venu se rencontrer à Liège, en Belgique, pour faire le groupe, parce qu'il n'existait pas un groupe de femmes, raconte-t-elle. Nous faisions de la musique traditionnelle d'abord, puis c'est devenu tradi-moderne pour plaire à la jeunesse. »
« Nos chansons parlent de la paix et beaucoup de réconciliation nationale »
Les chansons traditionnelles parlent de sujets plus modernes qui résonnent avec l'actualité. Fatoumata Walet Oumar explique : « Nos chansons parlent de la paix et beaucoup de réconciliation nationale, parce qu'avec la crise au Mali, on a besoin d'être ensemble. Depuis des millénaires, nos parents sont ensemble. Puis, on chante beaucoup d'autres chansons sur la femme. C'est le pilier central de la tente. Si le pilier tombe, toute la tente tombe. »
C'est la première fois que le groupe joue à Montpellier, à l'occasion de la Biennale. « C'est un grand événement et nous sommes très contentes de jouer dans cet événement », conclut Fatoumata Walet Oumar. Ça montre notre valeur.
Pendant les sept jours de Biennale, les organisateurs se targuent d'avoir attiré 41 000 visiteurs.
