Tunisie: Les pions s'agitent...

12 Octobre 2025

Les récentes données indiquant le remboursement anticipé, par la Tunisie, de l'ensemble de ses dettes extérieures trois mois avant l'échéance prévue pour 2025, ainsi que la réduction attendue du déficit budgétaire grâce à une stratégie d'endettement davantage axée sur les ressources internes, témoignent de la solidité et de la cohérence de la politique économique menée depuis l'amorce du processus du 25 juillet 2021.

Et ce, en dépit des critiques récurrentes de certains détracteurs qui, paradoxalement, semblent mal à l'aise lorsque le pays avance dans la bonne direction.

Cette attitude est regrettable à plus d'un titre, même si la majorité des Tunisiens en perçoivent désormais les véritables motivations. Cela ne remet nullement en cause la valeur des analyses objectives et constructives émanant d'experts sincères, dont les remarques contribuent à la vitalité du débat public et poussent l'État à ajuster certaines politiques. C'est là l'essence même d'une société libre et démocratique.

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Ce qui demeure préoccupant, en revanche, c'est l'attitude de certains pseudo-analystes qui persistent à nier les progrès tangibles enregistrés sur le plan socioéconomique, en particulier les mesures audacieuses destinées à soutenir les classes défavorisées, longtemps laissées pour compte. Pire encore, ces pseudo-anaystes tournent en dérision cette orientation sociale, publiant sur les réseaux sociaux des propos empreints de mépris à l'égard des plus modestes.

L'un d'eux, installé à Paris, écrivait récemment : « Ses alliés (ceux de Kaïs Saïed) sont les classes pauvres, et c'est terrible, puisque dans ce milieu, sa cote de popularité reste intacte. Plus ils sont misérables, plus ils sont avec lui ! ». Une remarque à laquelle un ancien haut responsable de l'État a répliqué, non sans ironie: « Ils manquent d'imagination créative ! ».

Il faut dire que, loin des cercles du pouvoir, certains confondent analyse politique et revanche personnelle. Car si défendre les plus pauvres devient un tort, il faudra alors réinventer la signification même du mot justice sociale.

Plus troublant encore, nombre de ces commentateurs ne cachent pas leur admiration pour des pays qu'ils citent volontiers en exemple dans leurs tribunes ou sur les réseaux sociaux -- des pays où, pourtant, aucune élection libre n'a jamais eu lieu, où la presse indépendante est muselée et où l'opposition n'a d'autre choix que le silence.

Ce paradoxe en dit long sur la nature de leurs « leçons de démocratie » et sur l'objectivité toute relative de leurs analyses. Séduits par les promesses illusoires que leur font miroiter ces capitales étrangères, ils rêvent d'y trouver un appui pour accéder au pouvoir. Mais une fois parvenus aux commandes, ces apprentis politiques deviennent souvent des marionnettes dociles.

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