Angola: Les Nations Unies voient dans la ZLECA une opportunité de stimuler les investissements au pays

Luanda — L'adhésion de l'Angola à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) représente une opportunité d'attirer davantage d'investissements, de diversifier l'économie et de réduire la dépendance du pays au pétrole, a déclaré mardi à Luanda, coordinateur résident des Nations Unies en Angola, Diogo Zorrilla.

Selon le diplomate, l'aboutissement du processus d'adhésion de l'Angola à la ZLECA lui permettra de renforcer ses capacités productives dans les secteurs de l'agriculture, de l'industrie manufacturière, des services et du commerce numérique.

S'adressant à la presse en marge d'un atelier sur la Stratégie et le Plan d'action pour la mise en oeuvre de la ZLECA, il a affirmé que les dirigeants africains avaient une vision « audacieuse », réunissant 55 pays du continent en un seul marché comptant 1,4 milliard d'habitants et un produit intérieur brut (PIB) combiné de 3 400 milliards de dollars.

Le représentant de l'ONU estime que la vision des hommes d'État se concrétise, puisque 54 pays ont déjà signé et 49 ratifié, marquant chaque semaine de nouvelles avancées concrètes : nouvelles stratégies nationales, nouveaux produits à commercialiser, ouverture de nouvelles frontières pour le commerce africain.

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Pour l'ONU, en lançant ce processus de collecte de contributions, l'Angola rejoint 45 pays africains et cinq communautés économiques régionales qui ont déjà élaboré ou finalisent leurs stratégies nationales.

Pour sa part, Gilberto António, membre du secrétariat de la ZLECA, l'activation du marché commun, outre le fait de constituer un accord commercial, symbolise une nouvelle ère pour l'Afrique.

« C'est une Afrique qui croit en elle-même, qui veut transformer son potentiel en prospérité, confiante dans un avenir prospère », a-t-il souligné.

Pour le secrétariat, la signature et la ratification de l'accord constituent la première étape vers une véritable transformation de la phase de mise en oeuvre nationale, à travers les politiques, les institutions et les actions concrètes qui donnent vie aux dispositions de l'accord.

Il est entendu que la ZLECA « n'aura d'impact que lorsque les produits angolais seront présents sur les marchés africains et que les petites et moyennes entreprises exporteront vers les pays voisins ».

La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), créée par l'Accord adopté en 2018 à Kigali, au Rwanda, constitue le projet d'intégration économique le plus ambitieux du continent africain.

Son objectif principal est la création d'un marché unique des biens et services, facilité par la libre circulation des biens, des personnes, des capitaux et des investissements, conformément à l'article 3 de l'Accord.

La mise en oeuvre nationale de la ZLECA nécessite toutefois des réformes politiques, l'harmonisation des dispositions nationales avec les dispositions continentales, la révision des instruments réglementaires et le renforcement de la compétitivité des secteurs productifs afin de garantir la participation effective et avantageuse de l'Angola au commerce intra-africain.

Le Forum national sur la stratégie et le plan d'action de mise en oeuvre de la ZLECA, qui se tient les 14 et 15 de ce mois à Luanda, est une initiative du ministère de l'Industrie et du Commerce (MINDCOM), en partenariat avec la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA).

Cet événement marque le lancement officiel du processus d'élaboration de la stratégie nationale et du plan d'action de mise en oeuvre de la ZLECA pour l'Angola.

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